La maison de la famille Papineau, à Granby, n'a rien d'un château. Pourtant, l'escalier menant à l'étage représente toute une épreuve pour Mathieu, qui a besoin d'aide pour monter à sa chambre. Et les quelques marches qu'il doit descendre pour sortir de chez lui constituent à elles seules un obstacle.Ses parents, Raymond et Chantal, ont donc entrepris des démarches pour adapter leur résidence à l'handicap de leur fils. Le hic, c'est que la facture des travaux nécessaires à la construction d'un ascenseur, à l'agrandissement de la chambre du jeune garçon de même qu'à l'installation d'équipements spécialisés (dans la salle de bain, par exemple) s'élève à environ 100 000 $. Un montant qui dépasse l'entendement pour un ménage de trois enfants dont le père est réparateur d'équipements de bureau et dont la mère tient une garderie en milieu familial.
Or, loin de se laisser abattre, la famille entière a décidé de se retrousser les manches afin de réunir l'impressionnante cagnotte. Déjà, Raymond et Chantal savent qu'ils sont admissibles à une subvention gouvernementale pouvant possiblement atteindre un maximum de 23 000 $, mais ils demeurent loin du compte. C'est pourquoi la machine à idées a dû se mettre en branle.
" Ce qu'on vise, en fait, c'est de rendre la vie plus facile à Mathieu ", résume Chantal.
Leur quête s'articule donc sur deux fronts. D'abord, papa-Raymond a fait appel au mouvement scout, au sein duquel il est impliqué avec ses fils depuis plusieurs années, afin de lancer une vente de tartes préparées à la boulangerie Gaudet, à Acton Vale, et disponibles au coût de 5 $ chacune.
" Les gens vendent du chocolat et des biscuits pour se financer, alors je me suis dit : pourquoi pas des tartes ? " raconte-t-il.
Force est d'admettre que l'idée n'était pas vilaine, puisque déjà, quelque 300 " vendeurs " (volontaires qui font la promotion des tartes sur leur milieu de travail, par exemple) ont démontré leur intérêt. Et quiconque veut s'y mettre est invité à le faire.
Ensuite, loin d'être en reste, l'un des frères aînés de Mathieu, Michaël, a entrepris d'organiser un souper bénéfice dans le cadre de son projet d'intégration en secondaire 5. Ce faisant, il compte amasser pas moins de 10 000 $.
Trop ambitieux, cet objectif ? Pas selon l'organisateur, en tout cas.
" Ça roule ! lance-t-il. Il a déjà fallu qu'on change de salle parce qu'il n'y avait pas assez de places pour le nombre de billets qu'on a vendus. Il s'agira d'un souper de boeuf braisé, avec de la musique et un bar sur place. Il reste encore des billets, mais jusqu'ici, la réponse est très bonne. "
Avis aux intéressés : la soirée en question est prévue pour le 13 mars. Les billets sont disponibles au coût de 40 $ pour les adultes et de 20 $ pour les enfants, et des tables complètes de huit places sont aussi offertes. Il est possible de joindre Michaël (idéalement le soir, école oblige) pour obtenir davantage de renseignements ou pour acheter sa place au 450 375-0182. Le numéro est le même pour devenir " vendeur " de tartes ; Raymond est alors la personne responsable.
" Comme je possède beaucoup de contacts chez les scouts et que Michaël connaît lui aussi pas mal de monde, c'est plus facile de rejoindre un grand nombre de gens ", note le paternel.
" Les besoins sont tellement grands... lance quant à elle maman-Chantal. On a un bon appui jusqu'ici, mais il n'y en aura jamais trop. "











