Ce que j'en pense: Tradition et stupidité

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Cynthia St-Hilaire
La Voix de l'Est

Des traditions farfelues perdurent année après année depuis des siècles. Le Jour de la marmotte en est une. Je sais que cette tradition est célébrée le 2 février et que ça a un lien avec la marmotte et son ombre. Mais je n'arrive jamais à me souvenir si l'hiver va être plus long si elle voit son ombre ou si elle ne l'aperçoit pas.

Je vais donc l'écrire et conserver ma chronique pour l'an prochain. Si le siffleux voit son ombre, prend peur et retourne dans son terrier, l'hiver durera encore six semaines. Autrement, si la marmotte reste dehors à se faire dorer la couenne, d'ici quatre semaines le froid hivernal appartiendra au passé.Selon l'Encyclopédie canadienne, les Européens ont importé cette tradition en Amérique du Nord. En Europe, le hérisson était l'animal prisé pour cette journée du 2 février. De l'autre côté de l'Atlantique, les marmottes étaient pas mal plus monnaie courante que les hérissons, d'où l'intérêt de les utiliser pour ce test météorologique hautement scientifique.

Pour ceux qui font du Jour de la marmotte un grand événement, les prévisions météorologiques du rongeur sont fiables entre 75% et 90%. L'Encyclopédie canadienne rapporte toutefois que d'après un relevé des prévisions faites par la marmotte depuis 40 ans, elles s'avèrent vraies dans seulement 33% des cas. Nous pouvons donc parler davantage de hasard que de réelles prévisions.

Les marmottes en service, le 2 février, ne sont évidemment pas dans un terrier. Puisqu'au début de février, l'entrée des terriers est pas mal gelée. Parmi les siffleux les plus connus au pays: Shubenacadie en Nouvelle-Écosse, Wiarton Willie en Ontario et Brandon Bob au Manitoba font partie du folklore canadien.

Ça chauffe au centre-ville

Vivre en société, ça fout la frousse, parfois. Je pense à la vague d'incendies qui a eu lieu au centre-ville de Granby au cours de la dernière année. Le fruit du hasard? Disons que les chances sont plutôt minces. La police évoque qu'un individu en serait l'auteur. Quel inconscient!

Je ne peux pas croire qu'une personne puisse tirer plaisir à jeter du monde à la rue. Certains ne sont même pas assurés et se retrouvent avec rien. Et même pour les personnes qui sont assurées, imaginez les jours gris. Plus de toit, plus de vêtements, ils doivent repartir à zéro.

Mais si ce n'est qu'une question de matériel, des solutions sont possibles. L'auteur de ces feux songe-t-il toutefois que des humains pourraient être brûlés vifs?

Et a-t-il pensé que ce sont tous les contribuables granbyens qui paient pour ses conneries? L'intervention des pompiers, ce n'est pas gratuit. Lui refiler les factures qui y sont associées le ferait peut-être réfléchir. Pour l'instant, tout le monde paie pour une pomme pourrie!

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