«Il y a environ 150 réservistes des régiments Sherbrooke Hussars et du 12e Régiment blindé du Canada, basé à Trois-Rivières, qui s'entraînent en ce moment, explique le lieutenant André Bernard du Sherbrooke Hussars, installé dans le poste de commandement de l'opération situé dans la carrière Marchand, à Dunham. Nous avons aussi quelques membres d'une unité de télécommunications et d'un groupe de mécaniciens de réserve qui sont venus nous donner un coup de main.»
L'opération d'entraînement s'est échelonnée sur trois jours au cours desquels des soldats montés à bord de véhicules légers avaient à effectuer des patrouilles de reconnaissance sur un secteur d'environ 200 km carrés.
Scénarios
«Ils effectuent le même travail que s'ils étaient sur le terrain, ajoute le colonel Luc Tremblay, chargé de l'entraînement. Ils ont à tracer des cartes avec des points de repère, vérifier l'état de la structure des ponts et le tonnage qu'ils peuvent supporter, rechercher la trace d'ennemis et rapporter leur présence au poste de commandement.»
Pour rendre l'entraînement encore plus réel, de véritables scénarios avaient été élaborés par l'état major chargé de cette opération. Des mines (fausses, bien entendu) ainsi que des ennemis avaient été postés un peu partout sur le site d'entraînement, question d'ajouter un défi supplémentaire. Des soldats ont même dû échanger quelques tirs, de balles à blanc, bien sûr, avec des ennemis.
«On s'entraîne à la guerre conventionnelle, mais aussi à la guerre asymétrique, mentionne le lieutenant Marc Thebaud, chargé d'un détachement de quelques véhicules au blindage léger. La guerre asymétrique, qui signifie en fait que l'ennemi peut arriver de n'importe où sans être clairement identifié, ressemble beaucoup à ce qui a lieu présentement en Afghanistan.»
Emplacement idéal
Les forces de réserve ont choisi ce secteur de Brome-Missisquoi pour tenir leur entraînement en bonne partie à cause de sa topographie.
«Il y a une belle variété de terrains ici, explique le colonel Tremblay. Il y a autant de terrains plats que de collines, de boisés que de bâtiments de ferme. C'est important que les réservistes s'entraînent à l'extérieur d'une base militaire où ils connaissent parfaitement les lieux et où tout est sous contrôle. Ici, il y a une part d'imprévu qui les prépare davantage à ce qu'ils pourraient affronter en mission.»












