En tant que gouvernement, nous nous sommes donné comme objectif d'améliorer le bilan routier et le projet pilote de radars photo et de surveillance aux feux rouges s'inscrit dans cette optique. En effet, dans les quelque 70 administrations où ces systèmes sont utilisés, de nombreuses vies ont été sauvées. Par exemple, en France, entre 2001 et 2006, le nombre de décès sur les routes a diminué de 43 %. Selon les évaluations françaises, 75 % de ces gains sont attribuables à l'implantation des radars photo.
Afin d'assurer un maximum d'efficacité au projet pilote, le gouvernement a décidé d'implanter les appareils dans des endroits où le nombre d'accidents est élevé. D'autres critères de sécurité routière nous ont aussi guidés quant au choix des endroits: difficulté d'y exercer un contrôle policier traditionnel, gravité des accidents survenus, etc. Par exemple, à l'endroit retenu de l'autoroute 15 à Montréal, on a répertorié en trois ans 244 accidents par kilomètre, dont 32 avec dommages corporels; il comporte une succession de courbes raides et les opérations policières y sont difficiles.
Aux personnes qui prétendent que le projet pilote servirait à remplir les coffres de l'État, il est bon de rappeler que la Loi prévoit clairement que les amendes et les frais seront versés au Fonds de la sécurité routière et que ce Fonds dédié servira exclusivement à financer des programmes de sécurité routière ou d'aide aux victimes de la route. De plus, un comité formé de cinq membres de la Table québécoise de la sécurité routière me fera des recommandations sur l'utilisation des sommes qui constituent ce Fonds.
Par ailleurs, afin de garantir les droits des citoyens, le gouvernement du Québec s'est donné des obligations très strictes, notamment en ce qui a trait au Code de la sécurité routière. D'abord, afin d'éviter de piéger l'usager de la route, les endroits sont annoncés à l'avance à l'aide de panneaux de signalisation. De surcroît, afin de protéger la vie privée, il ne sera pas possible d'identifier les occupants du véhicule sur les photographies transmises aux propriétaires des véhicules. Enfin, le constat d'infraction devra être transmis au propriétaire du véhicule dans les 30 jours suivant l'infraction. Dans le cas où le propriétaire du véhicule en infraction n'est pas le conducteur, le propriétaire aura la possibilité de désigner le conducteur fautif afin qu'un constat lui soit transmis, ce qui permettra de cibler le véritable contrevenant, augmentant encore davantage l'efficacité de ce système. Cette façon de procéder est basée sur ce qui se fait en Colombie-Britannique et cette approche n'a jamais été invalidée par leurs tribunaux.
J'invite donc les usagers de la route à adopter des comportements sécuritaires en tout temps, notamment à respecter les limites de vitesse et les arrêts aux feux rouges. Ensemble, nous atteindrons notre objectif de sauver des vies humaines.
Pour en savoir plus sur le projet pilote des radars photo et surveillance aux feux rouges:
www.objectifsecurite.gouv.qc.ca
Julie Boulet
Ministre des Transports et ministre responsable de la région de la Mauricie









