Pourquoi interdire aux chiens d'aller dans les parcs alors qu'ils sont tenus en laisse par leur maître? Le maire de Granby, Richard Goulet, avait cette réponse dans La Voix de l'Est d'hier: «Si des visiteurs avaient mis le pied dans un tas de merde, on se serait plaint qu'il y avait de la merde partout à Granby», cite-t-il en exemple. Il ajoute: «J'ai moi-même déjà mis le pied dans un tas de merde de chien dans un parc et je l'ai ramassé avec les moyens du bord.»
Sauf votre respect, M. le maire si je comprends bien, le problème c'est pas les chiens, mais la merde. Récemment, dans ce même parc, j'ai vu des personnes lancer des canettes et d'autres déchets sur le gazon. Faut-il interdire les humains dans le parc? Ben non! Le bon maire doit adopter un règlement allant dans le sens de punir les contrevenants et non tous les humains. Vous voyez où je veux en venir?
Ce qui est triste dans cette histoire de contravention, c'est que la dame aurait reçu une telle contravention dans la plupart des parcs urbains du Québec. Ce n'est pas une légende urbaine, personne n'aime marcher dans la merde. Le civisme oblige les maîtres de chiens à ramasser leurs déchets. Le civisme oblige les citoyens à ne pas jeter les ordures sur le sol. Il faut punir les mauvais citoyens et les mauvais maîtres-chiens. Ce ne sont pas tous les maîtres qui laissent les tas de toutou par terre, et tout le monde ne jette pas ses déchets au sol.
Le maire de Granby affirme que «l'opinion des visiteurs aurait pu être différente si la Ville autorisait les chiens dans les parcs». Il a bien raison. Par ailleurs, la dame de Brossard ne se serait jamais plainte d'avoir été prise sur le fait par la police d'avoir laissé la merde de son chien sur un trottoir ou dans un parc d'une ville qu'elle visitait.
Granby (et les autres municipalités du Québec) doit revoir cette réglementation qui empêche les chiens de se promener en laisse avec leur maître dans les parcs de la ville. Elle doit légiférer dans le sens de punir les maîtres-chiens qui ne ramassent pas leurs déchets. On ne fera pas de test ADN dans la merde de chien pour identifier son propriétaire. Non plus qu'on prend les empreintes d'une canette laissée sur le gazon. Si un policier dans un parc aperçoit un contrevenant, il l'interpelle et émet sa contravention.
M. Goulet affirme candidement: «J'ai moi-même déjà mis le pied dans un tas de merde de chien dans un parc. Et je l'ai ramassé avec les moyens du bord.» J'ajouterais, j'ai moi-même déjà mis les pieds sur une bouteille vide dans un parc. Et, moi aussi, je l'ai ramassée avec les moyens du bord. Cessez de punir tous les chiens. Punissez les mauvais citoyens.
Steeve Tremblay, Granby









