Analysons un peu les problèmes actuels. La plupart des crimes sont commis par des individus munis d'armes à utilisation restreinte ou contrôlée, ou encore d'armes blanches, tels les couteaux, les ciseaux, etc. Pourquoi ces dernières «armes» ne sont pas contrôlées? Poser la question, c'est y répondre.
Que doit faire la société pour se protéger? À mon humble avis, augmenter automatiquement les peines de prison pour toute agression armée à l'aide d'armes à restriction restreinte ou contrôlée, et avec des modalités qui feront en sorte qu'en cas de récidive par un même individu, cette peine sera doublée. Présentement, les fautifs reçoivent des peines de prison ridicules ou ils sont libérés au sixième de leur sentence. Une vraie farce, ces peines sont communément étiquetées comme étant des peines «bonbon». La cerise sur le gâteau.
Le registre en lui-même pourrait être refait en tenant compte seulement des armes devant être contrôlées, et ce, avec le nom du propriétaire, son numéro d'assurance sociale, etc. Cela ferait en sorte d'identifier les propriétaires de ces armes et empêcherait un nouveau cafouillage qui, comme le dernier, a causé la mort d'un policier à Montréal. L'adresse civique indiquait qu'il n'y avait pas d'arme dans cette maison, mais les policiers connaissaient le nom de l'individu qui y résidait. Il est à remarquer que la personne recherchée possédait un permis pour une arme contrôlée ou prohibée.
Actuellement, nous nous retrouvons avec une pègre bien armée et des citoyens honnêtes désarmés. Lorsque je dis «pègre» j'inclus aussi les gangs de rue qui semblent pouvoir se procurer ces armes très facilement. La provenance de ces armes doit être connue, mais comme toute autre chose au Québec, le tout est remis aux calendes grecques. Si une escouade, composée d'agents de tous les corps policiers, se voyait attribuer le mandat de lutter contre le trafic de ces armes, nous pourrions voir une diminution de celles-ci dans un avenir plus ou moins rapproché.
Maurice Joseph
Shefford









