Lors du passage de La Voix de l'Est, à l'heure du souper, le choc s'était quelque peu estompé, mais les quelques personnes présentes en avaient encore long à dire sur le sujet.
«Je trouve que c'est une bonne chose», opine Claude Bédard, après quelques minutes de recueillement et de réflexions.
Il venait d'être mis au courant de l'annonce via la bouche de la journaliste qui s'est présentée devant lui.
Puis, il a poursuivi: «Il y avait des conflits de personnalité entre l'entraîneur et certains joueurs, c'est pour ça que ça ne fonctionnait pas. Une bonne chimie n'était pas possible.»
Selon lui, ça prendrait un nouvel entraîneur, et vite. «Ça prendrait un entraîneur avec une forte personnalité, un peu show off aussi pour être capable de dealer avec les médias et toute la pression qu'on met ici. Un genre de Bergeron ou Perron, mais plus jeune.»
Il n'est toutefois pas convaincu que ce changement derrière le banc va changer quoi que ce soit à la performance de l'équipe. «Les joueurs vont peut-être marcher sur la peur un peu avec Gainey, mais pas assez pour aller loin en séries.»
Les gagnants
Mais ce que plusieurs déploraient, hier soir, c'était qu'encore une fois, les gagnants dans toute cette histoire, c'était les joueurs. «C'est encore l'entraîneur qui paie pour les joueurs qui ne jouent pas assez», s'est exclamée Karine Tanguay, la gérante du restaurant.
Celle-ci a immédiatement été appuyée par un client, Éric Croteau. «Mario (Tremblay) voulait trop, Carbo veut juste assez, c'est les joueurs qui ne suivent pas. Carbonneau voulait que ça marche, que ses joueurs donnent leur 100 %, mais c'est eux qui ne l'appuyaient pas.»
À une autre table, Benoit Pedneault et Stéphane Giroux se désolaient aussi. «Les joueurs ont encore raison; c'est vraiment triste pour lui (Carbonneau).»
Clément Robert, quant à lui, n'avait pas encore digéré l'annonce du congédiement. «Je devais aller voir la game demain, je n'irai pas. C'est toute une gang de tatas», a-t-il lancé, désabusé.











