La retraite? Pas pour tout de suite!

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La retraite? Pas pour tout de suite!

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À son premier match du Challenger hier soir, Frédéric Niemeyer ne voulait rien savoir, se débarrassant du Russe Alexandre Kudryavtsev en 38 petites minutes. Il s'est même payé quelques acrobaties.

photo Danièle Francis

Michel Tassé
La Voix de l'Est

Frédéric Niemeyer a été absolument intraitable, hier soir, en ouverture de son tout dernier Challenger Banque Nationale.

Devant près de 1000 spectateurs, une salle presque comble, Niemeyer a plus que facilement disposé du Russe Alexandre Kudryavtsev, huitième favori, par 6-0 et 6-1. Il a littéralement démoli son adversaire, dont il s'est débarrassé en... 38 minutes!

Pour vous donner une idée, le premier set a duré 12 minutes, probablement un record de l'histoire du tournoi.

Pas de farces, on n'a jamais vu Niemeyer aussi dominant. Il a bien servi, il a bien retourné, il a sorti plusieurs lapins de son chapeau en temps opportun.

 

Il a été dominant au point où on s'est demandé pourquoi il voulait prendre sa retraite. Le vieux Fred semblait avoir retrouvé la fougue de ses 25 ans, hier.

La foule a apprécié. Et, évidemment, elle était à 100 % derrière celui qui lui a fait vivre toutes sortes d'émotions au fil des ans.

Niemeyer sera de retour sur le court central pas plus tard que ce soir.

Détendu

Sa fille Olivia dans les bras, Frédéric Niemeyer avait le sourire facile lorsqu'il a rencontré les journalistes après le match.

«J'ai été solide ce soir, a-t-il commencé par dire. Je sentais bien mes coups, j'étais détendu. En espérant que ça se poursuive...»

Oui, on a senti que le bonhomme était détendu. Sa retraite annoncée, c'est comme si toute forme de pression était disparue.

«Je veux me rendre le plus loin possible ici cette semaine, mais je veux surtout m'amuser, savourer ces derniers moments à Granby. Je veux véritablement profiter de chaque instant.»

En même temps qu'il veut profiter de chaque instant, Niemeyer doit rester concentré. Car depuis que La Voix de l'Est a annoncé que le blond tennisman en est à ses derniers milles sur le court, son portable n'a cessé de sonner.

«J'ai été obligé de le fermer!» a-t-il avoué.

En fait, les demandes d'entrevue sont si nombreuses que Tennis Canada a assigné un relationniste exclusivement à son service.

»Rien à faire»

Plus loin, Alexandre Kudryavtsev, qui n'a impressionné personne par son attitude sur le terrain hier, a vanté le travail de Niemeyer.

«Il n'y avait rien à faire contre lui ce soir, a raconté le 239e joueur mondial. Il était trop fort, point. Je pense qu'il aurait battu à peu près n'importe qui...»

C'est un peu l'impression qu'on avait nous aussi.

 

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