Hier après-midi, le Belge a plutôt facilement disposé du Coréen Tae Kyu Im en des manches identiques de 6-3. Et comme prévu, la foule s'était rangée unanimement derrière lui.
Il a encore joué du bon tennis, celui qu'on surnomme «X-Man». Intouchable au service, il a retourné brillamment et il a imposé sa loi en fond de terrain.
En demi-finale, il a rendez-vous avec l'Américain Ryler DeHeart, vainqueur hier de son compatriote Jesse Witten par 6-1 et 6-2.
«J'ai fait mon boulot, a mentionné Malisse. Je n'ai pas l'impression d'avoir offert une performance extraordinaire, mais j'ai fait mon travail.»
Ce qu'on a senti, c'est que l'ex-19e joueur mondial n'avait pas envie de faire de temps supplémentaire. Après avoir laissé beaucoup d'énergie dans son match face à Michael Russell, il n'était pas question qu'il traîne trop longtemps sur le court central.
«Je me sentais un brin fatigué aujourd'hui, a-t-il repris. Il y a une bonne partie du travail de fait, mais il en reste encore pas mal à faire. Il faut que je m'économise un peu.»
Hier, l'athlète de 29 ans a capitalisé sur toutes les erreurs de son adversaire. Et lorsqu'il a pris le service de Im alors que c'était 3-3, au premier set, on savait qu'il venait de prendre une sérieuse option sur la victoire.
«Ça lui a fait mal, c'est vrai. Aussi, sa frustration a monté à la suite de quelques décisions des juges avec lesquelles il n'était pas d'accord et ça lui a clairement nui.»
Malisse a aussi discuté quelques décisions. Probablement à cause de la fatigue, il était plus irritable, hier.
Mais encore une fois, il a su mettre le public de son bord. En deu-xième manche, il a fait rire la galerie lorsqu'il a écrasé le filet en tombant. Il en a mis un peu, pas mal même, mais les gens ont trouvé ça comique.
La confiance augmente
Xavier Malisse a avoué que son degré de confiance augmente de match en match. Mais si, en début de semaine, il affirmait qu'il était ici pour gagner, il s'est contenté de sourire, hier, quand on lui a demandé s'il considérait que le titre était à sa portée.
«Il ne reste plus que quatre joueurs et je suis parmi les quatre», a-t-il dit.
Il ne connait pas grand-chose de Ryler DeHeart, son adversaire en demi-finale.
«C'est un gaucher et c'est toujours plus compliqué contre les gauchers. Et si il est rendu en demi-finale, c'est qu'il joue bien. Il faudra que je sois prêt.»
Si vous voulez notre avis, on voit difficilement comment Malisse, avec la manière dont il se comporte sur le terrain, pourrait échouer avant la grande finale.
Le challenger EN BREF
La finale du double, qui aura lieu à midi aujourd'hui, opposera les Israéliens Harel Levy et Amir Hadad aux Britanniques Colin Fleming et Ken Skupski. Levy et Hadad ont renversé les Thaï-landais Sanchai et Sonchat Ratiwatana, premiers favoris et champions à Granby en 2007, hier après-midi.
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Il était encore énormément question de l'affrontement Malisse-Russell, hier, sur le site du Challenger. Et certains clamaient haut et fort qu'il s'agissait du meilleur match de l'histoire du tournoi. Chose certaine, il s'inscrit dans la courte liste des classiques de l'événement.
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Michael Russell a confié à des proches, jeudi soir, qu'il prendrait sa retraite à la fin de l'année s'il n'est pas revenu parmi les 100 meilleurs joueurs au monde. Notre source: la présidente officielle de son fan club, l'artiste-peintre Michèle Kramer. On parle donc ici d'une source très sûre...











