La pluie à la place de la finale

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La pluie à la place de la finale

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Eugène Lapierre, Rogerio Santos, de l'ATP, Alain Beaupré, de Tennis Canada, et Alain Faucher, directeur du comité organisateur du Challenger, ont eu plusieurs discussions de ce genre, hier, alors que la pluie tombait sur le court central.

photo Danièle Francis

Michel Tassé
La Voix de l'Est

(Granby) Pour la deuxième année de suite, la finale du Challenger Banque Nationale sera disputée le lundi.

Il était 16h30, hier après-midi, lorsque les organisateurs ont baissé les bras et ont convié tout le monde à 11h, ce matin, pour le match ultime opposant le Belge Xavier Malisse au Sud-Africain Kevin Anderson.

Il pleuvait sans cesse, ou presque, depuis midi. En fait, le ciel s'est éclairci pendant quelques minutes vers 16h, juste le temps que les bénévoles commencent à assécher le court central. La pluie a repris moins de 10 minutes plus tard, avec énormément d'intensité.

 

«Inutile de s'acharner, on prévoit de la pluie toute la soirée», a lancé Eugène Lapierre.

Il était effectivement inutile de s'acharner. De toute façon, combien y aurait-il eu de spectateurs rendus à 19h? Les Granbyens ont beau aimer le tennis, il ne faut pas trop leur en demander.

Mais avant de renvoyer tout le monde à la maison, les gens de l'ATP et de Tennis Canada ont jonglé avec des solutions de rechange, toutes moins heureuses les unes que les autres.

D'abord, il a été question de disputer la finale à l'intérieur, au parc Jarry. Non, les Granbyens n'auraient pas pardonné aux organisateurs qu'on leur «vole» leur finale.

Puis, on a pensé jouer la finale à Interplus. Mais voilà, l'éclairage du complexe ne répond pas, paraît-il, aux normes de l'ATP. Et puis, où est-ce qu'on aurait assis les spectateurs?

Alain Faucher était un homme soulagé quand il a été décidé de remettre la finale à ce matin. Car le directeur du comité organisateur du Challenger, par respect pour ceux qui ont rempli les gradins du court central des Tennis Saint-Luc tout au long de la semaine, ne voulait rien savoir qu'on déménage. S'il n'avait pas le dernier mot, il a néanmoins fait valoir son point avec insistance.

Le Britannique Alex Bogdanovic avait disposé du Thaïlandais Danai Udomchoke, l'an dernier, lors de la première finale disputée avec 24 heures de retard.

Du repos

Xavier Malisse et Kevin Anderson sont tous les deux attendus à Vancouver, où ils doivent participer au Challenger de l'endroit. Ils auraient dû prendre l'avion hier soir. Le prochain vol est prévu à 17h, aujourd'hui.

«C'est pas la fin du monde, a dit Malisse, qui a atteint la finale en défaisant l'Américain Ryler DeHeart en deux manches, samedi. Ça va juste me permettre de me reposer un peu plus.»

«L'idée, c'est de rester concentré, a enchaîné Anderson, tombeur de Peter Polansky en demi-finale. Ça dérange la routine, mais quand on joue au tennis, on n'a pas le choix de faire avec la pluie.»

C'est la première fois qu'Anderson participe à une finale qui est remise au lendemain à cause de la pluie. Quant à Malisse, il s'est souvenu de ce match ultime à Delray Beach, en 2007, qui avait été entamé le dimanche et qui avait dû être conclu le lendemain. Il avait alors battu l'Américain James Blake en trois manches.

Devant la tournure des événements, Malisse semblait beaucoup plus détendu qu'Anderson, hier. Il faut dire que l'ancien demi-fina-liste de Wimbledon a vu passer les gros chars, comme on dit.

 

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