Le Belge, ex-19e joueur mondial, n'a pas perdu une seule manche du tournoi. Mieux encore, il n'a pas perdu son service de la semaine! Hier, il a encore été efficace dans toutes les phases du jeu. Et à chaque fois que son adversaire faisait une erreur, il la lui faisait payer. Il a été incroyablement opportuniste tout au long de la semaine.
La finale n'a toutefois pas été la meilleure de l'histoire du Challenger. Les beaux échanges, entre autres, ont été rares. Le match a duré moins de 60 minutes.
On avait hâte de voir la foule. Car une finale disputée le lundi matin, ce n'est pas ce qu'il y a de plus gagnant. Mais voyez-vous, plus de 700 personnes se sont déplacées. Impressionnant.
«C'est assez incroyable l'ambiance qu'il y a ici, a expliqué Malisse, que les Granbyens ont adopté dès son arrivée en ville. Vraiment, c'était agréable de venir au club à tous les jours. On verra où est-ce que j'en serai rendu dans un an, mais j'aimerais bien revenir chez vous...»
Au moment où vous lisez ces lignes, Malisse est à Vancouver depuis déjà plusieurs heures. Au premier tour de cet autre Challenger, il a rendez-vous avec... Peter Polansky.
Vive le Canada!
Le dernier triomphe de Xavier Malisse remontait à il y a un an, alors qu'il avait enlevé les honneurs du Challenger de Moncton. Quand on lui a demandé s'il avait un faible pour le Canada, le Belge a souri.
«C'est beau, le Canada, a dit l'athlète de 29 ans. Tellement beau, que je pense y acheter un chalet à quelque part!»
Plus sérieusement, celui qui a eu le meilleur sur Rafael Nadal il y a deux ans en Inde a mentionné qu'il s'était bien senti tout au long de la semaine.
«Vraiment, tout a bien fonctionné. J'ai bien servi (et comment!), j'ai bien retourné, je n'ai pas commis beaucoup d'erreurs. Comme s'il y avait quelque chose de magique dans l'air...»
Malisse, qui a mérité 7200 $ US pour sa victoire, a tellement bien joué qu'on se dit qu'il pourrait fort bien revenir dans les 50 meilleurs joueurs au monde avant longtemps. Des blessures aux deux poignets puis à un genou l'ont tenu loin du court, l'équivalent d'une année complète depuis 2007.
«Je ne veux pas regarder trop loin en avant. Tout est possible, mais je préfère y aller un match à la fois, une semaine à la fois. Autrement, la pente apparait trop difficile à remonter.»
Malisse est débarqué à Granby au 253e rang mondial. En remportant le Challenger, il a grimpé au 206e rang. Ça va vite quand on gagne.
«Je n'ai pas joué mon meilleur tennis aujourd'hui, a commenté Kevin Anderson, qui est aussi rendu à Vancouver. Mais Xavier était très fort et il faut lui donner crédit. Il a connu toute une semaine et il méritait de l'emporter.»
Non, personne n'aura résisté à Xavier Malisse à Granby.










