«Honnêtement, je n'aurais jamais cru qu'il y aurait autant de monde un lundi matin, a-t-il laissé tomber. Est-ce qu'il y a encore des gens qui doutent que Granby est une grande ville de tennis?»
Pas de doutes, M. Faucher avait tout ce qu'il faut pour tracer un bilan fort positif du 14e Challenger.
«On a vu de beaux athlètes et on a eu droit à du tennis de grande qualité. Et évidemment, l'organisateur que je suis est heureux parce qu'il sait que le bilan financier sera écrit à l'encre noir.»
On a effectivement enregistré de belles foules tout au long de la semaine. Les gens sont venus en masse pour voir Frédéric Niemeyer une dernière fois, mais les Peter Polansky et Xavier Malisse ont aussi drainé beaucoup de monde.
La pluie a privé le Challenger d'une soirée (mercredi, alors que Niemeyer était à l'horaire) et la foule aurait quand même été plus importante si la finale avait été disputée dimanche après-midi au lieu d'hier matin.
«Mais avec l'été qu'on a, on s'attendait à pire», a souligné Alain Faucher.
Évidemment, le directeur du comité organisateur du Challenger va maintenant mettre le cap sur le 15e anniversaire du tournoi. On sait déjà que l'événement sera présenté du 24 juillet au 1er août en 2010.
«On veut célébrer le tout comme il se doit. On a un paquet de belles idées en tête.»
Au risque de se répéter, Alain Faucher rêve que Granby accueille un Challenger féminin. On vous l'a dit l'autre jour, ça discute fort à Tennis Canada.
«On suit le dossier de très, très près», a-t-il dit.
Comme le bon vin
Plus loin, Eugène Lapierre a comparé le Challenger au vin. Au bon vin, doit-on préciser.
«Le tournoi s'améliore sans cesse, a-t-il dit mentionné. Le site est toujours plus beau et l'organisation, on dirait, est toujours supérieure. Et quand, comme cette année, on a droit à d'aussi beaux matches, c'est difficile de demander mieux.»
Lapierre est directeur du Challenger, mais il est aussi directeur de la Coupe Rogers à Montréal. Et il n'aurait pas été gêné de présenter plusieurs matches du Challenger au public montréalais, qui paie beaucoup plus cher.
«Je ne suis pas à la veille d'oublier le match opposant Xavier Malisse à Michael Russell. Sur le plan strictement tennis, je pense qu'on vient d'assister au plus beau Challenger.»
Il a fort probablement raison.











