Lacroix, qui a toujours gardé des liens avec Granby (il passe quelques semaines en été dans sa maison) depuis qu'il est arrivé ici en 1986 pour évoluer avec les Bisons de la LHJMQ, a passé les trois dernières saisons comme adjoint avec les Islanders de New York où son contrat n'a pas été renouvelé.
«Ce n'est pas difficile pour moi de passer de la Ligue nationale à la Ligue américaine, souligne Lacroix, rencontré hier à l'aréna Léonard-Grondin où il est l'un des entraîneurs au Camp de hockey Power Play de Stéphane Monfette. J'ai été choyé de pouvoir toucher à la LNH en raison de mon lien avec Ted Nolan. La Ligue américaine est un autre niveau où je suis confortable. Ce sont de jeunes professionnels. Le niveau n'était pas mon premier critère; je voulais être à la bonne place pour les bonnes raisons. C'est une belle opportunité.»
Pour Lacroix, ce sera un retour à Hamilton, où il a évolué en 1998-99 alors que le club avait un lien avec les Oilers d'Edmonton. Georges Laraque était un de ses coéquipiers.
«J'ai rencontré Guy Boucher lors de la séance de sélection de la LNH à Montréal, raconte Lacroix. Je le connaissais surtout de réputation; il était adjoint avec l'Océanic de Rimouski pendant que je faisais le même travail à Moncton. Boucher m'a rappelé et j'ai eu un entretien de quatre heures avec lui et Julien Brisebois, qui supervise les Bulldogs pour le Canadien. Le Canadien a bien fait les choses, c'est une organisation de première classe».
Beau défi
Choisi en deuxième ronde du repêchage de 1987 par les Rangers de New York, 31e joueur au total, Lacroix a participé à 188 parties dans la LNH, récoltant 18 points, dont 11 buts, ainsi que 379 minutes de pénalité. Il a surtout joué deux saisons avec les Flyers de Philadelphie et Eric Lindros, de '96 à '98 où il a joué 130 parties, inscrivant 13 points et passant 298 minutes au cachot.
Le Granbyen a surtout évolué dans la Ligue américaine et la Ligue internationale, jouant près de 500 parties à ce niveau pendant neuf saisons.
«Un retour dans la Ligue américaine m'intéressait, avoue Lacroix. C'est un niveau que je connais bien pour y avoir joué longtemps. J'aime travailler et enseigner aux jeunes. Je vais relever un beau défi à Hamilton et je vais travailler avec un entraîneur dont on dit beaucoup de bien.»
En plus de Lacroix, Boucher aura un autre adjoint en Martin Raymond, qui a passé les 14 dernières saisons à diriger les Redmen de l'Université McGill.
Comme sa résidence principale et sa famille se trouvent à New York, Lacroix cherchait un poste avec un club de la Ligue américaine proche de la métropole américaine mais l'ouverture s'est créée à Hamilton, où il est très content du contrat qu'il a signé.
«Comme mon fils Cédric (14 ans) jouera au Northwood Prep de Lake Placid à partir de cet automne, cela m'a ouvert une porte. De plus, j'ai beaucoup aimé la philosophie de Guy Boucher, qui veut s'entourer d'hommes forts. Je suis tout à fait d'accord avec la vision du Canadien sur son club-école», termine Daniel Lacroix.











