Un hommage touchant pour Marc Tardif

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Un hommage touchant pour Marc Tardif

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"Honnêtement, ce qui m'a le plus marqué dans ma carrière, ce sont mes débuts", raconte Marc Tardif.

photo Le Soleil

SIMON-OLIVIER LORANGE
La Voix de l'Est

(Granby) Étrangement, lorsqu'on demande à Marc Tardif le plus beau souvenir de sa carrière de hockeyeur qui s'est échelonnée sur 14 saisons entre 1969 et 1983, le Granbyen d'origine ne cite pas ses deux coupes Stanley avec le Canadien de Montréal ou même ses six saisons de 40 buts dans la défunte Association mondiale de hockey. Pas même ses 1067 points récoltés dans les rangs professionnels (LNH et AMH), ou le fait qu'il ait été seulement le second de sa profession à passer le cap des 70 buts en une saison (après Bobby Hull).

Ce sont pourtant ces quelques faits d'arme qui ont dû être pris en ligne de compte par le Panthéon du sport du Québec, qui a annoncé cette semaine que l'ancien des Nordiques serait intronisé en compagnie de quatre autres athlètes, soit le skieur acrobatique Nicolas Fontaine, la kayakiste Caroline Brunet, le lutteur Maurice «Mad Dog» Vachon et la skieuse Mélanie Turgeon.

 

«Honnêtement, ce qui m'a le plus marqué dans ma carrière, ce sont mes débuts», raconte celui qui a donné ses premiers coups de patin sur les patinoires granbyennes alors qu'il n'avait que cinq ou six ans.

«Quand j'ai eu 15 ans, on a conseillé à mes parents de m'envoyer au collège Laval pour que je puisse continuer à jouer au hockey, et comme ils n'étaient pas très fortunés, ma mère est allée travailler pour que je puisse y aller, se rappelle-t-il. Et c'est l'année suivante que le Canadien m'a repêché. Même si j'ai aujourd'hui 60 ans, c'est à mon père et ma mère que je pense quand je regarde ce que j'ai fait. Je me dis que c'est grâce à eux.»

Malgré tout, celui qui est à la tête de deux concessionnaires automobiles dans la région de Québec se dit flatté, mais également surpris qu'on ait pensé à lui, dans la mesure où il n'a conservé aucun lien avec le monde du sport professionel depuis son retrait de la compétition en 1983.

«Rendu à mon âge, de savoir que les gens se souviennent de moi, je mentirais de dire que ça ne me fait pas chaud au coeur, reprend-il. C'est surtout flatteur quand on regarde les autres athlètes qui sont intronisés. Ça me touche beaucoup.»

En terminant, c'est un ailier du Canadien ou des Nordiques qui entrera au Panthéon, le 9 novembre prochain au Casino de Montréal?

Sur cette question, Marc Tardif observe une pause, et émet une réponse pour le moins prudente.

«J'ai eu des moments formidables avec le Canadien; je pense entre autres aux années passées avec le Canadien junior à Thetford Mines et à Montréal, ou encore aux deux coupes Stanley... mais avec les Nordiques , il y a eu le championnat, et le passage de l'AMH à la LNH en 1979. Disons seulement que j'ai connu des moments extraordinaires avec les deux organisations.»

 

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