Cette phrase, l'ancien joueur Steve Charbonneau l'a prononcée au beau milieu du mois de juillet, alors que la saison des Z'oiseaux était encore bien jeune.
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Force est d'admettre que le Bromontois a visé dans le mille, puisque les Montréalais seront bel et bien du match ultime la semaine prochaine.
Cette fois, cependant, Charbonneau va plus loin dans sa prédiction, et lance un message à l'équipe dont il a porté les couleurs pendant plusieurs saisons.
«Avec la performance qu'ils viennent de donner, ils ne peuvent accepter rien de moins que la coupe Grey, a-t-il martelé au bout du fil hier après la rencontre. Les partisans vont encore dire qu'Anthony Calvillo est un chokeux s'il ne ramène pas la coupe.»
De fait, Charbonneau voit bien mal qui pourrait stopper les Alouettes à l'heure actuelle. Selon lui, les Roughriders de la Saskatchewan sont possiblement mieux outillés que ne l'étaient les Lions hier, mais il doute tout de même de leur capacité réelle à faire taire l'attaque dévastatrice menée par Calvillo.
Le quart-arrière et son unité, justement, devront subir autrement plus de pression qu'hier si quiconque aspire à venir à bout des hommes de Marc Trestman.
«Les Lions ont tellement mis d'énergie à surveiller (le porteur) Avon Cobourne qu'ils se sont fait battre haut la main par la passe, précise Charbonneau. Il va falloir mêler les couvertures et mettre plus de pression sur Calvillo pour l'obliger à dégainer, parce qu'il a eu beaucoup trop de temps pour trouver ses receveurs. Pour battre Montréal, il va falloir beaucoup étudier pour trouver une rare brèche.»
Mais s'il n'en tient qu'Ã Steve Charbonneau, ce sera probablement peine perdue pour les Roughriders.
«Présentement, comme pas mal tous les Québécois, je pense bien que les Alouettes vont revenir à Montréal avec la Coupe Grey...»
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