• > Petit au centre d'un bon buffet d'humour

Lancement du Festival Grand Rire de Gatineau

Petit au centre d'un bon buffet d'humour

 

Marc-André Mongrain mamongrain@ledroit.com

Le Festival Grand Rire de Gatineau était lancé hier soir à la Salle Odyssée avec un Gala d'humoristes variés. Peu de nouveautés au menu mais le public, salle comble d'ailleurs, a tout de même eu droit à un bon petit buffet de grands noms et de découvertes.

C'est sur les épaules de Martin Petit que reposait la majeure partie du Gala et heureusement, l'animateur et humoriste s'est pointé en grande forme.

Le grand barbu a commencé par tirer la pipe aux fonctionnaires outaouais avant de raconter s'être perdu à Ottawa.

Une fois le public en bateau, l'animateur a entrepris une séance de « défoulement collectif » pour partir le bal.

Puis, place au premier invité. Le jeune Alexandre Barrette a suscité quelques rires parsemés, notamment en lisant sa lettre adressée au jeune africain qu'il parraine par Vision Mondiale en lui racontant ses ennuis de Nord-Américain gâté.

Un numéro bien pensé et bien écrit, mais qui manquait un peu de conviction.

Les Machines de l'humour ont enchaîné, offrant sans doute un échantillon de leur spectacle gratuit de ce soir à la Salle Jean-Despréz. La dynamique du duo, bien au-delà de son contenu un peu déjà-vu au sujet de la femme, a su combler le public qui lui a réservé une chaude ovation.

Jean-Claude Gélinas nous a ensuite livré une liste de mauvais coups qu'il aimerait faire avant de mourir, avant d'incarner la projection de ce qu'il prévoit devenir à l'âge de 80 ans. Ses quelques courtes apparitions dans la peau de son personnage Réjean de Terrebonne, éparpillées plus tard dans le Gala pour interrompre l'animateur, ont toutefois donné lieu à de meilleurs gags.

Du Béland délirant

Question de taper le terrain pour le prochain invité, Martin Petit s'est ensuite lancé dans un numéro sur la paternité et les choix douteux de son enfant, ce qui nous a mené au « Président de la Fédération des Stickers d'avertissements », campé par un Réal Béland délirant. Pas une seule seconde sans rire, jusqu'à l'entracte.

Il a fallu attendre la deuxième partie pour avoir droit à une première présence féminine, la seule de la soirée d'ailleurs.

Marie-Christine Lachance, fumeuse invétérée à la voix ravagée par la fumée, est venue nous servir une dizaine de minutes de gags de cigarettes. Un numéro qui s'épuisait à vue d'oeil malgré sa très courte durée.

Bob Cashflow, personnage mythique de François Léveillé, nous a ensuite parlé du système de santé et de ses propres problèmes d'homme vieillissant avec tout l'orgueil typique d'un homme d'affaire cinquantenaire.

À l'heure de tombée, soit près de trois heures après le début du Gala, François Massicotte déversait encore ses gags sur l'interminable hiver 2008 avec une énergie contagieuse.

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