La direction leur reproche une série de gestes incluant de l'intimidation, de même qu'un «comportement provocant et indécent» lors du boycott de la cafétéria, le mois dernier.
Les étudiants, tous en sciences sociales, ont été convoqués par huissier devant un comité de discipline. Sept étudiants se sont présentés en bloc, vendredi matin, mais ont refusé de comparaître sur une base individuelle.
«Nous sommes tous accusés des mêmes choses, alors on exige de répondre aux accusations sur une base collective», a expliqué vendredi Jean-Roch Villemaire.
L'ex-candidat du parti indépendantiste lors de l'élection partielle dans Hull, le printemps dernier, déplore d'avoir été convoqué à moins de douze heures d'avis devant le comité de discipline.
«Nous n'avons su que la veille que nous étions convoqués. Nous n'avons eu ni le temps de nous préparer ni de consulter un avocat», dit M. Villemaire.
Le fils du maire de Gatineau, Éloï Bureau, a réagi par communiqué à titre de secrétaire aux relations internes de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante. Le groupe revendique 42 000 membres au Québec.
Sans préciser qu'il fait partie des étudiants menacés de suspension, Éloï Bureau dit trouver «aberrant que l'on dénie leur droit fondamental à se défendre collectivement dans un processus juste et équitable.»
Boycott de la cafétéria
Les étudiants menacés de suspension forment la pointe radicale d'un vaste mouvement étudiant. Depuis la rentrée, ce mouvement cherche à bouter dehors le gestionnaire des cafétérias et cafés-bars du campus.
Environ 700 étudiants ont signé une pétition pour que l'UQO confie ses services de restauration à une coopérative étudiante plutôt qu'à la compagnie Laliberté.
Les étudiants en sciences sociales ont décidé d'en faire plus en organisant le boycott de la cafétéria. Pendant plusieurs jours, ils ont distribué gratuitement de la nourriture et du café aux étudiants.
La nourriture ne respectaient pas les normes de sécurité alimentaire, déplore l'UQO, et mettait en danger la santé des universitaires.
L'UQO se défend de vouloir réprimer durement les contestataires.
«Il y a eu des discussions à maintes reprises avec eux et on les a avertis plusieurs fois de ne pas distribuer de nourriture», a dit Jean Boileau, porte-parole de l'UQO.
Au final, le mouvement étudiant obtiendra gain de cause. L'UQO mettra fin prématurément à son contrat avec Laliberté, le 31 décembre prochain.












