« J'aurais aimé ça en maudit que l'autoroute 50 soit terminée pour 2010 comme c'était prévu », a dit hier le député de Papineau et nouveau ministre responsable de l'Outaouais lors d'une entrevue de fin d'année avec LeDroit.
Des délais liés à l'obtention de certificats d'autorisations environnementales ont cependant retardé l'échéancier, de sorte que M. MacMillan parle désormais de la fin 2011 ou du début 2012 pour la fin des travaux. Il tentera tout de même de voir s'il est possible d'accélérer un peu les choses.
Le tronçon reliant le secteur Buckingham à Thurso a récemment été inauguré, mais certains ont déploré que l'autoroute n'y compte qu'une voie dans chaque direction, sans terre-plein central. « Pour moi, personnellement, oui, il y a un besoin, j'aimerais ça que ce soit à quatre voies, il n'y a pas de doute », a laissé savoir M. MacMillan.
Le ministre s'est toutefois résigné au projet actuel. « On a été selon nos moyens, selon les études et le trafic », explique-t-il.
Il a fait remarquer que même s'il n'y a que deux voies à certains endroits, plusieurs voies de dépassement jonchent le trajet. Des bandes de vibration ont été installées en bordure de l'accotement pour assurer une plus grande sécurité sur cet axe routier qui reliera Gatineau à Mirabel.
La santé
Son parti a misé sur l'économie en campagne électorale, il est désormais ministre délégué aux Transports, mais la priorité de Norman MacMillan, pour l'Outaouais, demeure la santé. « Mais la santé est reliée à l'économie aussi, précise-t-il. Si l'économie va bien, ça veut dire qu'on peut investir plus en santé. »
Le ministre responsable de l'Outaouais convient que le système de santé régional doit être amélioré. « Les gens dans l'Outaouais sont malades, la population vieillit, il y a plus de demandes dans les urgences, et il y a beaucoup de gens qui y vont parce qu'ils n'ont pas de médecin de famille », reconnaît-il.
Selon M. MacMillan, la création du Campus santé Outaouais, qui permettra d'offrir dans la région une partie de la formation des futurs médecins, fait partie de la solution, tout comme la mise sur pied de nouveaux groupes de médecine familiale.
Alors que le statut particulier octroyé en juin 2006 a essuyé de nombreuses critiques, M. MacMillan affirme qu'il a permis de faire « de grands pas ». « Il faut continuer, on ne peut pas régler ça en un an », dit-il.
Il s'est réjoui de voir que son idée de grande séduction pour attirer des finissants en médecine a déjà porté fruit. La Caisse populaire Desjardins de la Basse-Lièvre a en effet décidé de proposer des conditions de financement spéciales pour des médecins diplômés hors Canada qui souhaitent effectuer un stage leur permettant de s'installer sur le territoire du Centre de santé et de services sociaux de Papineau.
Dernier mandat ?
Se disant rétabli d'un cancer qu'il a combattu dans la dernière année, le député de Papineau refuse de s'avancer lorsque la question de son avenir politique est abordée. Il dit se concentrer sur le défi qui lui a été offert, même si les souliers qu'il doit chausser en remplacement de Benoît Pelletier sont, de son propre aveu, très grands.
Sera-t-il candidat aux prochaines élections générales ? « Aucune idée », répond celui qui dit se sentir encore « très jeune » après avoir soufflé 61 bougies la semaine dernière.












