« Nous sommes obligés de retarder l'ouverture jusqu'en juin 2010 en raison de plusieurs facteurs qui ont causé des retards aux travaux de construction », a dévoilé le promoteur Guy Drouin, hier, en entrevue exclusive avec LeDroit.
En tête de liste d'embûches,
les chutes abondantes de
neige de l'hiver dernier ainsi que les pluies diluviennes de l'été ont occasionné un retard de deux mois sur le site. Par moments, l'endroit était inaccessible.
À l'automne, les ouvriers ont redoublé d'efforts pour tenter de respecter l'échéancier du mois de juin 2009, mais en vain.
« Nous pourrions ouvrir au mois d'août, avance M. Drouin. Toutefois, étant une entreprise saisonnière, c'est un peu inutile parce que nous aurions recruté tout notre personnel pour une période de 30 jours seulement. »
Pertes économiques
M. Drouin est conscient que sa décision apporte des pertes économiques importantes à la billetterie. Les retards ont aussi fait grimper l'investissement initial de 30 à 40 millions $.
Néanmoins, inutile de jouer avec le feu, dit-il. L'impression de départ de ses premiers ambassadeurs est trop importante.
« Nous ne voulions pas faire les choses à moitié et ouvrir à peu près, sans service. Notre objectif est d'offrir un produit à la hauteur des aspirations des gens de la région. C'est un produit de qualité. Il est important que les gens soient satisfaits dès le départ. »
Le planificateur du développement du site, Sylvain Lauzon, précise que le report de l'ouverture officielle, n'implique pas une réduction de la cadence chez les travailleurs.
« Il n'y aura aucun ralentissement. Les travaux se poursuivent, le chantier bourdonnera d'ouvriers. »
Déjà, environ 50 % des travaux ont été complétés, même si la plupart demeurent invisibles à l'oeil nu. C'est la partie souterraine qui est complètement achevée. Cependant, la construction de certaines glissades d'eau et de la piscine à vagues est presque terminée.
« Nous ne sommes pas si en retard que ça, juste assez. C'est comme si nous projetions un film dans un nouveau cinéma sans les sièges », illustre M. Drouin.
La décision de repousser la date d'ouverture du plus grand parc aquatique du Canada survient un an, jour pour jour, après que le promoteur
ait dévoilé les composantes
de son attrait touristique au grand public, au Château
Laurier d'Ottawa.













