« Je suis extrêmement déçu de l'attitude du gouvernement fédéral dans le dossier. Je ne sais pas s'il y a eu des discussions au niveau national mais de notre côté nous n'avons même pas eu un appel du ministre Cannon. Il s'agit de 200 emplois dans sa circonscription et je m'attendais à plus de lui », indique Robert Carle, président de la section 420 du Syndicat des communications, de l'énergie et du papier (SCEP).
Les employés de l'usine Smurfit-Stone situé à Portage-du-fort ont appris vendredi après-midi qu'ils perdaient leurs emplois dans moins de deux semaines. Depuis, le député de Pontiac n'a pas fait de déclaration publique et s'est attiré la colère de certains employés en raison des promesses qu'il avait faites aux travailleurs lors de la récente campagne électorale.
Au bureau de M. Cannon, on affirme que des discussions ont eu lieu entre le député de Pontiac et les personnes concernées par la fermeture tout au long de la fin de semaine.
« M. Cannon a été très occupé avec le Sommet de la francophonie au cours des derniers jours mais il est très sensible à la situation des employés de l'usine. Il a parlé à plusieurs personnes au cours de la fin de semaine et sera de retour dans la région dès lundi (aujourd'hui) », a mentionné Catherine Loubier, responsable des communications au bureau du député.
Au moment de mettre sous presse hier, Lawrence Cannon n'avait toutefois pas confirmé sa présence à une rencontre prévue à l'usine cet après-midi entre les travailleurs, le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale Sam Hamad et la députée provinciale de Pontiac Charlotte L'Écuyer.
À la suite de cette rencontre, le syndicat souhaite mettre sur pied des comités pour relocaliser les travailleurs et pour offrir des cours à ceux qui en ont besoin pour trouver un nouvel emploi.











