Projet de tranformation de déchets en énergie de Plasco

Ottawa garde le cap, malgré le recul d'autres villes

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Le président de Plasco, Rod Bryden

Archives, LeDroit

Dominique La Haye
Le Droit

Pendant que la Ville d'Ottawa fonde de grands espoirs dans le projet de la compagnie Plasco de transformer les déchets en électricité, une municipalité située en banlieue de Vancouver rejette pour sa part l'initiative de l'entreprise.

Le conseil municipal de Port Moody, en Colombie-Britannique, a rejeté le 14 octobre dernier le projet de construire sur son territoire une usine de transformation des déchets en énergie, tel que proposé par l'entreprise d'Ottawa.

La décision a été prise après que la compagnie d'Ottawa a décidé, dans les jours précédents, d'abandonner son projet d'usine là-bas, cédant à la vive opposition des citoyens.

Les résidents récalcitrants craignaient notamment le «rejet nocif d'émissions» dans l'air et que l'utilisation des vidanges pour générer de l'énergie ne nuise à l'objectif de recycler et de réduire la production des déchets.

«(Nous) reconnaissons que la confiance de Plasco pour ses performances environnementales doit être partagée par la communauté», a écrit le président de Plasco, Rod Bryden, dans une lettre adressée au conseil de Port Moody le 9 octobre.

Des discussions entre la municipalité et l'entreprise étaient en cours depuis juin dernier. En septembre, la visite à Port Moody de la conseillère municipale d'Ottawa Jan Harder et d'un directeur municipal adjoint pour vendre les mérites du projet de Plasco avaient sévèrement été critiquée.

Au printemps dernier, le conseil d'Ottawa a accepté d'embarquer dans l'aventure de Plasco, en rendant permanent son projet pilote amorcé il y a trois ans dans la capitale nationale. Cette décision demeure toutefois conditionnelle à l'approbation du ministère de l'Environnement de l'Ontario.

Si le projet se concrétise, Ottawa en tant que première municipalité partenaire touchera des redevances allant jusqu'à 3,5 millions $ par année si Plasco conclut des contrats avec d'autres municipalités.

La situation de Port Moody n'inquiète pas le conseiller municipal et président du comité d'urbanisme et d'environnement d'Ottawa, Peter Hume.

«Ça ne m'inquiète pas trop, car il s'agit de nouvelles technologies qui ne sont pas pour tous et qui dépendent de la tolérance au risque (de chacun). Même si nous sommes confiants que ça va fonctionner, nous sommes encore (à Ottawa) à l'étape d'expérimentale.»

Le conseiller municipal Clive Doucet, reconnu pour ses positions favorables à l'environnement, dit comprendre la décision du conseil municipal de Port Moody.

«Nous appuyons Plasco dans ses démarches, mais nous n'avons pas encore signé pour ses services. Nous sommes encore, ici, à l'étape expérimentale», a-t-il ajouté.

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