«Je suis très très surpris. Ça me déçoit. C'est un joueur important, un gros morceau, autant pour l'Outaouais que pour le gouvernement de Jean Charest», déclare Marcel Proulx, député libéral fédéral de Hull-Aylmer.
Le départ de M. Pelletier laissera un grand vide en Outaouais, estime le député conservateur de Pontiac et ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon.
«Benoît Pelletier peut être très fier de ce qu'il a accompli, comme député, pour la population de l'Outaouais et, comme ministre, pour toute la population du Québec», déclare M. Cannon, qui garde le souvenir d'un «collaborateur loyal et dynamique».
Le député bloquiste de Gatineau, Richard Nadeau, lui, n'y croyait pas au départ. «J'ai appris la nouvelle en sortant d'une rencontre. Je me suis dit "Ben voyons donc !"» relate M. Nadeau, qui a souvent travaillé de près avec Benoît Pelletier dans plusieurs dossiers.
«On est dans la même circonscription, Chapleau étant à l'intérieur de la circonscription fédérale de Gatineau. Ce sont des liens de coopération très professionnels. Lorsque j'ai eu affaire avec M. Pelletier, ce fut très respectueux et dans une franchise et une entraide aussi. C'est une personne qui a un très haut respect pour les droits démocratiques.»
Mauril Bélanger, député d'Ottawa-Vanier aux Communes, était responsable du dossier des langues officielles dans le gouvernement libéral lorsqu'il a cotoyé le ministre Pelletier.
«Il a très bien servi ses électeurs, sa province et son pays. C'est de toute évidence, un homme d'une grande intelligence. Je n'ai que des bonnes choses à dire.»
Constitutionnaliste à l'Université d'Ottawa, Benoît Pelletier retournera y enseigner le droit, et ce sont les étudiants qui ont de la chance, dit M. Bélanger. «Ils seront choyés. Non seulement ils auront la théorie, mais la pratique aussi.»
Le député conservateur d'Ottawa-Orléans, Royal Galipeau, a d'ailleurs pris un cours de droit constitutionnel de M. Pelletier juste avant que ce dernier se tourne vers la politique. Il décrit M. Pelletier comme «un grand sage».
«Chaque fois qu'il présente un argument, c'est un argument réfléchi et qui mérite d'être considéré. Il parlait de grands concepts et il était limpide dans ses enseignements.»
M. Galipeau conclut que les citoyens de la circonscription de Chapleau doivent une dette non seulement à de Benoît Pelletier, mais aussi à sa famille, son épouse et ses quatre enfants qui ont aussi fait des sacrifices.













