«C'est un message d'espoir pour un changement de direction. C'est de l'espoir qui, je souhaite, traversera la frontière jusqu'au Canada», affirme M. Dewar, député d'Ottawa-Centre.
Selon lui, l'arrivée du président Obama signale la fin de l'approche unilatérale où le président George W. Bush décide sans consulter les autres nations.
«M. Obama représente la diplomatie et le dialogue et, plus important, l'approche multilatérale avec les autres pays. Nous avons vu durant huit ans l'impact de la philosophie de George Bush qui disait, 'Vous êtes avec nous, ou contre nous'.»
Ce changement de cap, avec l'arrivée de M. Obama, sera le bienvenu au niveau des relations entre le Canada et les États-Unis, ajoute Paul Dewar.
Barack Obama, dit-il, tente de trouver des solutions et il ne prétend pas avoir toute les solutions. «Dans un monde complexe, il veut travailler avec les autres pays.»
Paul Dewar ne s'inquiète guère des commentaires qui ont émané de la campagne de Barack Obama au sujet de la possibilité d'ouvrir l'Accord de libre échange nord-américain (ALÉNA) s'il est élu.
Selon M. Dewar, M. Obama veut tout simplement s'assurer que les ententes commerciales entre pays ne soient pas un nivellement par le bas qui entraîne les salaires à la baisse.
«Il ne faut pas que ce soit une course vers le bas. Les Américains se soucient surtout de leurs relations commerciales avec le Mexique.»
Attentes élevés
Du côté du Bloc québécois, le député de Gatineau Richard Nadeau, note que Barack Obama suscite de l'espoir, mais les attentes et les défis qui l'attendent seront aussi très grandes.
«Il a des défis importants à relever. On parle du retrait de l'Irak et toute la question de l'assurance-maladie et surtout, de la situation économique.»
Certaines de ces questions auront un impact sur le Canada, le plus important partenaire commercial des États-Unis. Le retrait des troupes américaines de l'Irak pourrait aussi influencer aussi la mission canadienne en Afghanistan, souligne Richard Nadeau.











