Assemblée de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada

Le syndicat déplore l'intransigeance du gouvernement

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Paul Gaboury
Le Droit

Le plus important syndicat de professionnels et scientifiques fédéraux promet de durcir le ton dans les présentes négociations avec le gouvernement Harper à qui il reproche son attitude de confrontation et d'intransigeance.

Hier, la présidente de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), Michèle Demers, a déclaré devant 430 délégués réunis en assemblée générale à Ottawa, que le temps était venu de durcir le ton pour forcer le gouvernement à faire de meilleures offres aux tables de négociations. Elle dit craindre maintenant que le gouvernement Harper ne veuille invoquer la crise financière mondiale pour justifier des offres réduites dans le cadre des présentes négociations de contrat.

« M. Flaherty (ministre des Finances) a fait des déclarations à l'effet que l'argent serait rare pour la fonction publique. Ce que je peux lui dire, c'est que l'argent se fait peut-être rare, mais qu'il ne pense pas venir le chercher dans les poches des fonctionnaires fédéraux, avec des coupures et des réductions de salaire ou des offres à 1,2 ou à 1,5 % sur plusieurs années comme c'est le cas présentement », a indiqué la présidente Demers.

Mois déterminants

Plus de 42 000 des 55 000 membres de l'IPFPC sont actuellement touchés par les négociations en cours. Et pour la présidente Demers, les prochains mois seront déterminants pour la fonction publique qui est confrontée à des défis de main-d'oeuvre importants en raison des nombreux départs à la retraite et de la vive concurrence sur le marché de l'emploi.

Dans son allocution devant les membres, la présidente Demers a d'ailleurs souligné le climat de confrontation du gouvernement Harper avec ses employés.

Elle a cité le cas de Luc Pomerleau, ce travailleur de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), congédié pour avoir averti son syndicat, à titre de délégué syndical, de changements à venir dans les inspections de l'ACIA.

La présidente Demers a admis que son cas avait refroidi les ardeurs de plusieurs délégués syndicaux qui craignent maintenant les représailles de l'employeur.

« Le congédiement de M. Pomerleau est un acte d'intimidation inqualifiable pour tenter de museler les employés et les délégués syndicaux. Le plus insidieux, c'est que M. Pomerleau a fait ce que tout ce qu'un bon délégué syndical doit faire. Alors nous ne nous laisserons pas bâillonner par le gouvernement », a déclaré Mme Demers.

M. Pomerleau, qui était présent, a été applaudi à tout rompre par ses collègues de l'IPFPC.

En attendant que son cas soit étudié par la Commission des relations de travail dans la fonction publique, il a obtenu un contrat de remplacement comme recherchiste à l'Alliance de la fonction publique du Canada, a mentionné la présidente Demers.

Elle souligne qu'aucune date d'arbitrage n'est encore connue puisque la Commission a 4000 dossiers en attente.

« Compte tenu du cas, nous tentons d'obtenir une date le plus rapidement possible », a indiqué la présidente de l'IPFPC.

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer