Drogue à l'école : 50 étudiants suspendus

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Bryan Michaud
Le Droit

Deux étudiants ont été renvoyés de leur école et une cinquantaine d'autres ont été suspendus à la suite d'une enquête d'infiltration du service de police d'Ottawa (SPO) visant à enrayer la drogue des institutions scolaires.

L'enquête du SPO, qui s'est déroulée du 3 au 14 novembre dernier, a également permis l'arrestation de quatre personnes : Spencer Hughes, 21 ans, Duy Phuong Nguyen, 18 ans, tous deux d'Ottawa, et deux autres adolescents. Ils font face à des accusations de trafic de marijuana et d'ecstasy dans ce dossier. Le SPO a également ajouté des accusations de possession de drogue, d'entrave au travail d'un policier, d'infraction sur les permis d'alcool ainsi qu'au code de la route.

« Les accusés majeurs ne vendaient pas la drogue à l'intérieur du terrain des établissements scolaires, rapporte la sergente d'état-major du SPO, Lynne Turnbull. On ne peut pas dévoiler le nom des écoles visées, mais il y en avait plusieurs, dont quelques-unes dans l'ouest de la capitale fédérale. »

Une centaine d'avertissements

En plus des étudiants renvoyés et suspendus, une centaine d'autres ont reçu des avertissements en vertu de la loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. Les parents des étudiants concernés ont été avisés. L'opération a permis aux agents de mettre la main sur 1 800 g de marijuana, d'une valeur de 27 000 $ sur le marché noir.

Au Conseil des écoles catholiques de langue française du Centre-Est (CECLFCE) et au Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CÉPEO), la lutte à la drogue est prise très au sérieux. « Lorsque nous prenons un étudiant à vendre ou à consommer de la drogue, nous avons des démarches à suivre », explique Andrée Myette, porte-parole du CÉPEO.

Un étudiant pris à vendre des stupéfiants est suspendu, parfois même avec attente de renvoi. Même la consommation de drogue peut mener à une expulsion, en fonction du dossier de l'étudiant.

« Que ce soit pour le trafic ou la consommation, nous référons l'étudiant à la Maison Fraternité, ajoute Roxanne Deevey, porte-parole du CECLFCE. L'élève y est envoyé pour évaluer sa dépendance. »

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