«Tout ce qu'on peut faire, c'est prier»

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«Tout ce qu\'on peut faire, c\'est prier»

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Associated Press

Bryan Michaud
Le Droit

Le Haut-Commissaire de l'Inde à Ottawa, S.M. Gavai, dit apprécier le support qu'il a reçu du gouvernement canadien à la suite des attaques terroristes perpétrées à Bombay, mercredi.

M. Gavai a confirmé que le premier ministre canadien, Stephen Harper, l'a contacté ce matin pour lui offrir son appui.

« M. Harper s'est senti concerné par les attaques et il a offert ses condoléances à notre peuple, a dit M. Gavai. J'ai grandement apprécié la réponse de M. Harper et du ministre des Affaires étrangères (Lawrence Cannon). C'était gentil de leur part. »

Le Haut-Commissaire s'est dit encore sous le choc de la nouvelle. Selon lui, l'attaque était bien orchestrée et le gouvernement indien fera tout en son pouvoir pour que cet attentat ne reste pas impuni.

Nourri par l'inquiétude, le propriétaire du dépanneur Time Square Tobacco and News du marché By d'Ottawa et originaire de Bombay, Mody Ashiath, n'arrive pas à s'expliquer pourquoi des terroristes ont procédé à une attaque qui a fait plus de 130 morts, mercredi.

M. Ashiath a quitté Bombay à l'âge de 17 ans, comme son père et quelques-uns de ses oncles. Sa mère et plusieurs autres membres de sa famille demeurent toujours dans la capitale commerciale de l'Inde. « J'ai gardé contact avec tout le monde et ils sont en sécurité, assure l'Indien d'origine. Les attaques terroristes ont commencé tard dans la soirée et les membres de ma famille étaient à la maison à ce moment-là. Je suis vraiment désolé pour ceux qui sont morts et pour les gens de l'étranger qui sont pris à Bombay. »

L'homme n'est pas surpris qu'une attaque terroriste survienne dans sa ville d'origine. Il se rappelle qu'en 2006, des terroristes avaient attaqué un train, faisant plus de 200 morts. Ce qui le surprend, c'est l'ampleur de l'attaque.

« Ils étaient bien préparés. C'est la partie la plus inquiétante. Il y a tellement de gens qui vivent à Bombay que vous n'avez besoin que de lancer une seule bombe pour faire mal à des centaines de gens », explique M. Ashiath.

Directeur des communications pour l'Association Canada-Inde, Jaideep Singh est également ébranlé. Les membres de sa famille s'en sont tirés indemnes. Il s'interroge encore sur ce que les terroristes voulaient tirer de cet attentat.

« Cette attaque n'est pas une bonne chose pour eux et ils ont perdu beaucoup de crédibilité, croit M. Singh, en colère. Ce n'est pas la bonne façon de passer un message. On doit faire attention aux gens qui n'ont pas peur de mourir. Le dialogue est toujours la meilleure solution. »

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