Cannon attaque les libéraux et les bloquistes

Un «putsch» d'une junte libérale, accuse le ministre

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Un «putsch» d\'une junte libérale, accuse le ministre

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Lawrence Cannon

Archives, LeDroit

Louis Lafortune
Le Droit

Le député conservateur de Pontiac et ministre des Affaires étrangères, Lawrence Cannon, passe à l'attaque et qualifie de «putsch» la coalition des partis d'opposition qui s'apprêtent à prendre le pouvoir.

«Ce que l'on voit par les gestes qui ont été posés par les trois «S», le survivant, le socialiste et le souverainiste, c'est véritablement un putsch. Une espèce d'action d'une junte libérale longuement réfléchie auparavant», a dit M. Cannon ce matin en entrevue avec LeDroit, en référence au chef libéral, Stéphane Dion, du néo-démocrate, Jack Layton et du leader bloquiste Gilles Duceppe.

«C'est une organisation de junte qui n'a pas reçu de mandat populaire.»

Fidèle bras droit du premier ministre Stephen Harper, Lawrence Cannon nie que sa sortie soit signe du désespoir des conservateurs, et il maintient que le caucus est uni derrière M. Harper.

«Je ne mets pas en cause la légitimité constitutionnelle, mais je mets en cause la légitimité populaire. Le 14 octobre dernier, il s'est passé quelque chose dans l'histoire du pays. On a eu les résultats des élections. Et dans une course à quatre, les conservateurs ont obtenu la plus grande pluralité des votes et des sièges. Les Canadiens se sont ainsi exprimé.»

M. Cannon se dit déçu et maintient qu'il a toujours eu du respect pour le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. «Je le considérais comme un homme de principe, mais on voit maintenant que M. Duceppe et les bloquistes sont prêts à sauter dans le lit des libéraux fédéraux pour protéger leurs sièges à Ottawa.»

Luttant pour leur survie, les conservateurs font plusieurs sorties dans les médias. Les ministres Jean-Pierre Blackburn, Christian Paradis et James Moore ont tous pris d'assaut les ondes au cours des dernières heures.

Lawrence Cannon n'a pas voulu spéculer sur ce qui arrivera maintenant: proroguer le Parlement pour revenir en Chambre en janvier prochain pour le déptôt du budget, ou encore de tomber lors d'un vote lundi prochaine.

«On a dit que nous allions utiliser tous les moyens légaux à notre disposition pour que la volonté populaire, telle qu'exprimée le 14 octobre dernier, puisse avoir gain de cause.»

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