À peine huit mois après s'être retiré de la vie publique pour des raisons familiales, l'ex-député de Hull envisage un retour sur la scène politique municipale.
Pourtant, au cours des récentes élections fédérales, Roch Cholette opposait un « non » catégorique à ceux qui lui ont demandé s'il pouvait briguer la mairie de Gatineau aussi tôt qu'en 2009.
Le « non » de Roch Cholette s'était transformé en « peut-être », hier.
« Le départ de Robert Labine change la donne. Depuis deux jours, le téléphone n'arrête pas de sonner et il y a beaucoup de pression », a dit M. Cholette, devenu lobbyiste au cabinet d'experts-conseils National à Ottawa.
Roch Cholette, 44 ans, réfléchira à son avenir politique durant les Fêtes, lors d'un voyage en famille. « J'ai encore le goût de servir, je pense qu'il y a des choses à faire à Gatineau », a dit cet ancien conseiller municipal de l'ex-ville de Hull.
Le bruit a couru que Robert Labine et Roch Cholette ont conclu un pacte, afin d'éviter de se présenter l'un contre l'autre, ce qui aurait pu diviser le vote au profit du maire Marc Bureau.
À 67 ans, Robert Labine renonce à briguer la mairie. Une annonce que l'ancien maire de Gatineau a réservée au Droit, avant-hier, et qui a relancé de plus belle le bal des spéculations.
Le maire Marc Bureau, lui, refuse de commenter pour le moment. Il préfère dévoiler ses intentions après le dépôt, mardi prochain, d'un budget municipal qui s'annonce particulièrement difficile.
D'autres prétendants
Le retrait de Robert Labine a activé la réflexion d'autres prétendants à la mairie. Les conseillers Aurèle Desjardins et Jocelyne Houle, entre autres.
« Je réfléchis à mon avenir de façon générale. Il n'y a rien d'exclus à ce moment-ci. Je prendrai une décision après les Fêtes », a dit Mme Houle, ancienne mairesse de Buckingham.
En disgrâce au cabinet du maire Bureau, le maire suppléant Aurèle Desjardins ne cache pas ses prétentions à la mairie.
« Je suis toujours intéressé et le retrait de M. Labine active ma réflexion. Il est important que lors de la prochaine campagne électorale, il y ait des candidats en lice afin qu'on soit en mesure de démontrer, dans la situation économique actuelle, que ça prend un capitaine à bord. La tension, la méfiance qui s'est installée autour de la table du conseil, n'est pas bénéfique pour les gens de Gatineau. »
Sylvain Simard
Le nom du député péquiste de Richelieu Sylvain Simard a aussi circulé comme prétendant potentiel, dans l'éventualité où il serait battu dans son comté à l'élection de lundi prochain.
« Mon esprit est très loin de tout ça (la mairie de Gatineau). Je suis totalement concentré sur mon élection de lundi qui, je l'espère, sera victorieuse », a-t-il commenté hier.
M. Simard a tenté sa chance à la mairie de Gatineau, en 1988. Il a terminé deuxième d'une course à quatre, 174 voix derrière le vainqueur, Robert Labine.
Antoine Normand
En voyage en Europe, l'homme d'affaires Antoine Normand, dont le nom a aussi circulé, n'était pas disponible pour commenter, hier. Par l'intermédiaire d'un collaborateur, il a réservé un nom d'un parti politique municipal, Vision Gatineau, en 2007. Le nom a été retiré depuis du site du Directeur général des élections du Québec.











