«Cherchez des alternatives pour vos déplacements», déclare le maire O'Brien

OC Transpo enfonce ses pneus dans la grève

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

OC Transpo enfonce ses pneus dans la grève

Agrandir

Michel Lafleur, LeDroit

Louis-Denis Ebacher
Le Droit

La journée commence bien mal pour des milliers d'utilisateurs du transport en commun d'Ottawa, ce matin.

La grève des employés d'OC Transpo a été déclenchée hier soir, laissant leurs usagers se débrouiller tout seul pour toute la durée du conflit de travail.

« On est en grève demain (aujourd'hui). » Les propos du président de la section 279 du Syndicat uni des transports, André Cornellier, sont clairs : les 2 300 employés d'OC Transpo ne rentreront pas au travail ce matin. À son tour, tard hier soir, la Ville d'Ottawa a envoyé un communiqué pour confirmer la nouvelle. Un porte-parole de la Ville a précisé au Droit qu'un point de presse sera présenté, ce matin à 7h.

Ni le Syndicat uni des transports, ni la direction de la Ville d'Ottawa n'a accepté les concessions demandées de part et d'autre dans les négociations entourant la nouvelle convention collective des employés.

Conseils du maire

« Soyez patients, cherchez des alternatives pour vos déplacements, prenez le temps de parler à vos voisins pour savoir où ils vont. Si vous roulez seuls dans votre voiture et voyez un collègue de travail marcher à l'extérieur, proposez-lui de l'embarquer. »

Ces quelques conseils sont sortis de la bouche du maire d'Ottawa, Larry O'Brien, quelques heures avant le déclenchement de la grève des 2300 employés d'OC Transpo, hier soir.

La grève générale illimitée des chauffeurs, mécaniciens et répartiteurs d'OC Transpo survient après la rupture des négociations entourant leur nouvelle convention collective. Les questions d'horaire et de conditions salariales posent problème entre la direction et ses employés.

Mesures exceptionnelles

La ville d'Ottawa a prévu d'ouvrir les voies réservées au transport en commun aux automobilistes le temps que durera le conflit, prévoyant une augmentation de 20 % du flot de la circulation sur ses routes. Toutefois, les voies réservées des autoroutes 174 et 417 demeureront fermées pour permettre le passage des véhicules d'urgence. Les voies réservées des rues Wellington et Rideau, au centre-ville, seront aussi interdites aux automobilistes pour laisser passer les autobus de la Société de transport de l'Outaouais, qui poursuit ses activités normalement.

Ailleurs dans la ville, les Parc-O-bus d'OC Transpo Terry Fox, Eagleson, Baseline, Greenboro, Fallowfield, Strandherd, Place d'Orléans et Trim pourront servir de points de rassemblement pour le covoiturage.

Le transport adapté Para Transpo demeure en service, et la priorité sera donnée à la clientèle devant se déplacer pour des soins médicaux. « Autrement, nous nous sommes entendus avec les compagnies de taxi pour nous soutenir en cas de besoin », a affirmé le directeur général d'OC Transpo, Alain Mercier.

Service essentiel

Le conseiller municipal d'Ottawa, Rainer Bloess, proposera une motion à ses collègues, aujourd'hui, demandant au gouvernement fédéral et à la ministre du Travail, Rona Ambrose, de déclarer OC Transpo service essentiel. Les normes du travail chez OC Transpo relèvent d'Ottawa. Une telle loi obligerait les grévistes à abandonner leurs moyens de pression. M. Bloess explique que « les impacts économiques, sociaux et environnementaux sont inacceptables pour une vaste majorité de résidants et de conseillers».

Répercussions scolaires

Les conséquences de cette grève risquent d'être nombreuses.

Elle affectera plus de 3000 élèves du palier secondaire du Conseil scolaire des écoles publiques de l'est de l'Ontario (CÉPEO) qui utilisent le service de transport en commun pour se rendre en classe.

Le CÉPEO a proposé un plan de contingence à ses élèves, hier matin, mais le Syndicat uni du transport a refusé d'offrir des garanties au conseil scolaire afin d'assurer que ses membres n'entravent pas le travail des conducteurs d'autobus scolaires appelés en relève. « Le CÉPEO a annoncé la mise en oeuvre d'un plan de contingence. Sans la collaboration d'OC Transpo, nous devons retirer notre plan pour ne pas mettre en péril la sécurité de nos élèves », a déclaré le directeur de l'éducation, François Benoît.

« C'est une mauvaise nouvelle pour les parents qui doivent maintenant organiser le transport de leur enfant à l'école », a précisé la coordonnatrice des communications au CÉPEO, Andrée Myette.

Par ailleurs, 440 élèves du Conseil des écoles catholiques de langue française du Centre-Est devront également se débrouiller en matière de transport.

AVEC JEAN-FRANÇOIS DUGAS

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer