La députée provinciale d'Ottawa-Vanier et ministre des Services sociaux et communautaires et ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario, a dit souhaiter que les deux parties en cause se remettent à négocier.
« Il faut que cette grève se termine le plus rapidement possible, car ce n'est pas bon pour l'économie de la région. Notre gouvernement ne peut pas intervenir, puisqu'OC Transpo est de juridiction fédérale. Au printemps dernier, nous avons mis fin à la grève des transports en commun de Toronto par une loi spéciale. Sinon, ça aurait été le chaos. Je ne dis pas que le gouvernement fédéral devrait intervenir tout de suite, mais je lui demande d'être très attentif, afin d'être prêt à intervenir si aucune entente n'intervient prochainement », a commenté l'ancienne conseillère municipale à la Ville d'Ottawa.
Le maire d'Ottawa, Larry O'Brien, a pour sa part envoyé un message à la population, hier, lui demandant de se tourner vers le covoiturage durant le conflit.
Galipeau d'un autre avis
Le député fédéral d'Ottawa-Orléans, Royal Galipeau, a lui-même bénéficié à deux reprises de l'aide de bons samaritains, hier, qui l'ont rapproché de son lieu de travail. L'élu juge la situation difficile, mais ne croit pas pour autant que le fédéral doive intervenir. « Les instruments du gouvernement fédéral sont très crus et s'en servir pour un conflit local et légal je ne crois pas que ce soit la solution, dit-il. Quand on enlève le droit de grève aux syndiqués, il faut le faire avec précaution. »
« Je ne suis pas dans la tête de Dalton McGuinty (pour savoir les raisons pour lesquelles il a mis fin au conflit), mais Toronto représente la moitié de la province de l'Ontario, alors qu'Ottawa ne représente pas la moitié du Canada », ajoute M. Galipeau.
AVEC DOMINIQUE LA HAYE











