Une entente serait sur le point d'être conclue avec les membres de la section 5500 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Le président du syndicat, Wayne Watts, écarte pour le moment l'idée d'aller en grève à compter du 23 décembre.
Les 150 syndiqués superviseurs et agents de sécurité d'OC Transpo ne devraient ainsi pas aller rejoindre sur les piquets de grève leurs 2300 confrères de la section 279 du Syndicat uni des transports (SUT).
Le SCFP a conclu un projet de règlement en vue du renouvellement de la convention collective échue depuis le mois d'avril et recommandera à ses membres, lundi, d'accepter l'offre.
Horaires et sécurité
Le maire d'Ottawa, Larry O'Brien, a aussi mis l'accent sur le principe de sécurité, hier, pour justifier la raison pour laquelle la Ville tient absolument à reprendre le contrôle de l'organisation des horaires de travail de ses employés de la section 279.
Depuis le début de la grève il y a une semaine, le maire avait surtout focalisé sur l'argument économique, puisque ce changement permettrait à la Ville d'économiser 3,4 millions $ par année et de réaliser des économies permanentes de l'ordre de 12 millions $ en réduisant de 20 autobus les nouvelles exigences liées au parc automobile.
« Actuellement, un chauffeur peut travailler deux quarts de 11 heures, dit le maire, travaillant 22 h sur 24. Il y a aussi des cas, où les conducteurs ayant moins d'ancienneté sont forcés de prendre un quart de travail tard un jour et un quart de travail tôt le lendemain, ce qui leur laisse trois heures pris à dormir sur un banc avant de reprendre la route le lendemain. »
Le directeur municipal, Kent Kirkpatrick, n'était cependant pas en mesure de dire si des accidents sur la route étaient survenus avec des chauffeurs d'autobus en raison de leur manque de sommeil.
La Ville veut dorénavant s'assurer que tous les chauffeurs aient une période de repos de huit heures entre deux journées de travail.
Le maire O'Brien a aussi réagi aux propos du conseiller municipal Clive Doucet qui a brisé la loi du silence, lundi, en déclarant dans les médias souhaiter que la Ville et le syndicat
d'OC Transpo se rendent en arbitrage.
« Si le conseiller veut parler, il doit le faire en son nom personnel, dit-il. Moi, Kent Kirkpatrick et Alain Mercier, le directeur d'OC Transpo prenons la parole au nom de la Ville sur cette
question. »











