Des amis de Robert Fowler gardent espoir

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Des amis de Robert Fowler gardent espoir

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Archives, La Presse Canadienne

Louis Lafortune
Le Droit

Robert Fowler, l'un des deux diplomates canadiens disparus au Niger, est un homme d'expérience qui a parcouru le globe et qui peut mieux que quiconque composer avec une telles situation, estiment des collègues de M. Fowler à l'Université d'Ottawa, qui gardent espoir de le revoir sain et sauf.

Claude Laverdure, un diplomate qui a travaillé sous tous les premiers ministres de Lester B. Pearson, en 1965, à Stephen Harper en 2007, est un grand ami de Robert Fowler depuis une quarantaine d'années. Il le qualifie d'un « grand de la diplomatie canadienne » qui connaît bien l'Afrique.

Envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU au Niger depuis juillet, Robert Fowler était accompagné d'un autre diplomate, le Gatinois Louis Guay, lorsque les deux hommes sont soudainement disparus dimanche dernier.

« Bob et son conseiller Louis Guay sont des experts de l'Afrique. Je pense qu'ils sauront dialoguer avec qui que ce soit. Ce ne sont pas des gens qui vont paniquer facilement si, effectivement, ils ont été kidnappés. Ils ont toutes les capacités morales et intellectuelles de s'en sortir. Bob est aussi un grand négociateur », affirme Claude Laverdure, qui, comme M. Fowler, est professeur à l'École supérieure d'affaires publiques et internationales (ESAPI) à l'Université d'Ottawa.

« Je pense qu'il va être correct. J'ai espoir que ça va bien finir. C'est un homme d'expérience. Il est beaucoup mieux outillé que la plupart des gens pour faire face à une telle situation », dit pour sa part Robert Asselin, directeur associé de l'ESAPI.

Guy Laflamme, professeur de marketing à l'Université d'Ottawa, a fait deux voyages humanitaires au Niger, dont un récemment en novembre.

Le Niger est l'un des pays les plus pauvres du monde, mais M. Laflamme, qui se trouvait tout récemment au même endroit que M. Fowler, près de la capitale Niamey, s'y est toujours senti en sécurité « C'est un peuple pacifique. Malgré leur pauvreté, ce sont des gens respectueux et honnêtes. Jamais je ne me suis senti intimidé. Pour les familles de M. Fowler et M. Guay, c'est dramatique, tout ce qui se passe. Mais les gens ne doivent pas avoir l'impression que le Niger est un pays dangereux ou instable. »

MM. Laverdure et Asselin affirment qu'il y a de l'inquiétude à l'Université d'Ottawa, car très peu d'informations émanent des autorités. Ce qui complique les choses, selon Claude Laverdure, ce sont les réseaux de renseignement qui sont moins connus dans cette région de l'Afrique.

Robert Asselin croit qu'il peut s'agir d'un enlèvement, mais il comprend la prudence du ministère des Affaires étrangères, qui parle plutôt de disparition pour le moment.

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