« Pour nous, c'est une religion ! », s'exclament les soeurs jumelles de Gatineau Mélissa et Mélodie Courchesne, apostrophées par LeDroit vers 10 h, peu après l'ouverture du magasin Brick du boulevard Maloney.
À tous les 26 décembre depuis cinq ans, les deux femmes prennent plaisir à faire la tournée des grands magasins de la région, à la recherche des meilleurs prix ou simplement pour flâner dans les rayons.
« On aime le Boxing Day pour son effervescence et parce que c'est plaisant de sortir, surtout après avoir passé plusieurs jours en famille », confie Mélissa.
Appareils électroniques
« Puis, c'est aussi surtout pour les appareils électroniques, ajoute Mélodie. Souvent, durant l'année, on aimerait se procurer des produits, mais comme ils sont très chers, on a de meilleures chances de pouvoir les acheter durant les grandes ventes, où ils sont parfois réduits à moitié prix. »
Comme plusieurs clients interrogés durant le Boxing Day, les soeurs jumelles avaient notamment les yeux rivés sur les appareils électroniques. Un récent sondage de la firme Léger marketing confirme d'ailleurs que neuf Québécois sur dix prévoyaient faire l'achat d'un produit électronique durant le temps des Fêtes.
Pas surprenant alors que certains consommateurs aient relevé le défi de faire le pied de grue pendant plusieurs heures devant les magasins Best Buy et Future Shop, au palmarès des destinations du 26 décembre. Le photographe du Droit a d'ailleurs croqué sur le vif un brave client qui attendait l'ouverture du Best Buy à Gatineau depuis 2 h du matin.
Ouvertures hâtves à Ottawa
Ce dévouement est plus courant du côté d'Ottawa, où la loi ontarienne permet aux magasins d'ouvrir leurs portes dès 6 h, alors qu'à Gatineau, les commerçants doivent attendre jusqu'à 10 h et jusqu'à 13 h ailleurs au Québec.
Le Gatinois Hyacinth Murenzi, à la tête du peloton, s'est pointé à 6 h au magasin Future Shop du secteur Gatineau. « Je viens en espérant trouver des bas prix et aussi pour me procurer une télévision, un ordinateur et la console Play Station III », dit-il.
M. Murenzi précise avoir retardé certains de ses achats au Boxing Day pour trouver des aubaines, notamment en raison de la crise économique. C'est un peu aussi le cas de Johanne Potvin, qui attendait l'ouverture du Best Buy, au garde-à-vous depuis 7 h 30 dans l'espoir de repartir avec une télévision à haute définition.
« J'ai attendu les rabais avant de faire de gros achats en partie en raison de la situation économique. Disons qu'on se questionne plus avant de dépenser. »
Aussi nombreux à faire la queue
Les consommateurs étaient néanmoins aussi nombreux que par les années passées à faire leur entrée au Best Buy à l'ouverture du magasin. Ils étaient environ 500 clients. On y retrouvait 120 employés déployés sur le plancher, comparativement
à une trentaine en temps normal.
« C'est notre plus grosse journée de l'année, où nous faisons l'équivalent de deux mois de ventes, indique le directeur du magasin, Jimmy Gosselin. En 11 mois, nous réalisons pratiquement le même nombre de ventes que durant le mois de décembre. »
Selon le directeur des opérations chez Brick, Stéphane Aubin, on comptait moins de monde à l'ouverture du magasin que l'an dernier au Boxing Day. « Les ventes sont aussi bonnes, mais l'achalandage est moins gros », dit-il.










