Une manifestation qui s'est déroulée dans le calme, sans affrontements entre la centaine de chauffeurs en grève et les résidants de la ville.
« Des dépliants ont été distribués. C'est tout », a dit le président de la section 279 du Syndicat uni des transports (SUT), André Cornellier. Le syndicat fera de même aujourd'hui et dimanche.
Négociations rompues
Les négociations sont rompues depuis maintenant quatre jours entre la Ville d'Ottawa et le syndicat des chauffeurs d'autobus d'OC Transpo. Le conflit de travail pourrait encore durer des jours, voire des semaines. « On n'a rien en marche, reconnaît André Cornellier. Nous sommes disponibles, et nous attendons que la Ville nous contacte au sujet de futures négociations. Oui, ça pourrait durer longtemps. »
Organisateurs peu ravis
La présence des grévistes devant le Centre municipal
est loin d'enchanter le comité organisateur du mondial de hockey.
« Même si nous reconnaissons qu'il est du droit du syndicat de manifester sur un terrain public, nous trouvons regrettable qu'il entende choisir le mondial junior comme pôle d'attraction, a dit hier matin le vice-président du comité organisateur du Championnat mondial junior 2009, Cyril Leeder. Nous ne sommes pas concernés par ce conflit qui oppose la Ville et le syndicat. »
Le 24 décembre, le maire Larry O'Brien a transmis une lettre à la ministre fédérale du Travail Rona Ambrose, pour qu'elle exige la tenue d'un scrutin auprès des 2300 syndiqués. Le maire désire que la dernière offre contractuelle de la Ville leur soit soumise directement, en raison de l'échec des dernières négociations avec le syndicat.
Une clause du Code canadien du travail permet à la ministre d'ordonner que l'offre de la Ville fasse l'objet d'un scrutin parmi les membres du syndicat.
La ministre du Travail n'a toujours pas indiqué si elle se prévaudrait de cette disposition de la loi. Personne au cabinet de la ministre Ambrose n'a retourné les appels du Droit, hier.










