Réunis dans la rotonde du Pavillon Tabaret devant un grand écran, environ 300 étudiants, professeurs et employés de l'université ont tourné la page sur l'ère Bush, hier, et ont applaudi à tout rompre l'investiture du 44e président des États-Unis, Barack Obama.
Parmi eux, Josh Finkeldey, un étudiant en linguistiques originaire de la région de Philadelphie, qui s'est dit heureux de voir que la réputation des États-Unis à l'étranger ne peut que s'améliorer.
Josh a d'ailleurs vite constaté un changement d'attitude chez ses collègues étudiants canadiens, qui ont une opinion beaucoup plus positive des Américains avec l'arrivée d'Obama
« Je suis certainement très heureux de voir l'ancienne administration partir. Je suis content de voir que les autres pays ne seront pas si mécontents envers les Américains. J'espère que les espoirs des gens envers Obama vont se réaliser », a dit Josh, qui a voté aux élections américaines de novembre dernier, sans toutefois dévoiler pour qui.
Dans un silence digne d'une grand-messe, les étudiants ont écouté attentivement le discours de Barack Obama, applaudissant lorsque le président a parlé d'un « monde qui a changé » et d'une société où « nous sommes tous égaux, tous libres ».
« C'est un discours très inspirant, a dit Didi Kpelly, étudiant originaire du Ghana, en Afrique. S'il y a quelque chose que l'on peut attendre de cette investiture, c'est surtout l'espoir que ça va amener au monde. Maintenant, c'est le travail qui commence. »
Didi espère qu'Obama, dont le père est né au Kenya, rapprochera les États-Unis des préoccupations du continent africain.
Glorianne Pelletier, étudiante en lettres françaises et psychologie, était touchée par les événements d'hier. « D'avoir vu ça, c'est un phénomène historique. C'est très inspirant, parce qu'on a vu que c'est possible, en tant qu'individu, de faire un changement. »
Étudiant en droit civil, Jack Fattal, de Montréal, voit dans l'arrivée d'Obama, un retour des politiques démocrates qu'il a appréciées sous l'ex-président Bill Clinton. « On retrouve ces qualités-là dans Obama, sinon encore plus. C'est le retour de la fierté pour la présidence américaine. Je pense que la plupart des Canadiens sont très contents aujourd'hui. »
Présence du recteur
Le recteur de l'Université d'Ottawa, Allan Rock, ancien ministre dans le gouvernement libéral de Jean Chrétien et ex-ambassadeur du Canada aux Nations unies, s'est joint aux étudiants pour regarder l'inauguration.
« C'est un événement historique important pour le Canada et le monde entier. Je suis très heureux de voir la réaction des étudiants. Ils sont ici parce que c'est quelque chose qui va toucher leur vie. »
Il faut tourner la page, dit-il, ajoutant que les politiques de l'administration Bush n'étaient pas « vraiment harmonisées avec les valeurs et les traditions canadiennes. On a l'occasion de travailler maintenant avec un président qui, je pense, partage nos valeurs. »











