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Trois options à l'étude pour le futur pont interprovincial

Un gaspillage de fonds publics, dit Bureau

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Un gaspillage de fonds publics, dit Bureau

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Marc Bureau

Archives, LeDroit

Patrick Duquette
Le Droit

La question du futur pont interprovincial se révèle la source d'un profond désaccord entre le maire de Gatineau, Marc Bureau, et le ministre régional Norm MacMillan.

Les deux politiciens de l'Outaouais ont accueilli fort différemment la décision prise par la Commission de la capitale nationale (CCN), vendredi dernier, de retenir trois corridors dans son étude finale sur l'emplacement du futur pont interprovincial.

En se prononçant en faveur des trois scénarios retenus, le ministre MacMillan s'est attiré les foudres de Marc Bureau. Le maire de Gatineau souhaitait que seul le corridor de l'île Kettle soit retenu dans l'étude finale.

Alors que considérer plusieurs options est une question de « simple logique » pour le ministre MacMillan, c'est une perte de temps et du gaspillage de fonds publics aux yeux du maire Marc Bureau.

Le cabinet du maire a préparé une lettre de protestation à l'intention du gouvernement du Québec pour l'inviter à revenir sur sa décision et à favoriser l'étude d'un seul corridor, celui de l'île Kettle.

Les deux autres corridors retenus ne devraient même pas être considérés, de l'avis du maire Bureau, qui parle d'un « non-sens » pour sa municipalité.

Un pont aboutissant boulevard Lorrain forcerait l'expropriation de 80 résidences, tandis qu'un pont atterrissant sur le boulevard de l'Aéroport devrait passer par la baie McLaurin, un espace naturel protégé.

« C'est un gros non-sens pour Gatineau », martèle M. Bureau, qui croit que le projet d'un nouveau pont « est en péril ». La position du maire est appuyée par une résolution unanime de son conseil municipal. En outre, le maire Bureau se dit « déçu » par la Commission de la capitale nationale. Elle a donné le feu vert à l'étude de deux nouveaux corridors sans attendre, comme convenu, la position du conseil municipal d'Ottawa.

Un choix plus éclairé

Le ministre MacMillan n'en démord pas. « On s'est parlé, Marc Bureau et moi, et il était au courant de mon opinion », a-t-il dit. À son avis, l'étude de trois options permettra de faire un choix plus éclairé.

« Pourquoi mettre des options de côté et se priver de l'occasion d'approfondir encore plus nos études ? » se demande le ministre MacMillan, en se disant tout à fait conscient que du côté ontarien de la rivière, un lobby puissant et bien organisé fait obstruction au corridor de l'île Kettle. Il reconnaît que l'étude de deux nouveaux corridors a été négociée entre les ministères québécois et ontarien des Transports.

Des trois corridors retenus pour l'étude, deux séduisent particulièrement le ministre : le corridor de l'île Kettle et celui du boulevard de l'Aéroport.

« Le pont sur le boulevard de l'Aéroport aurait l'avantage de relier les parcs industriels de Gatineau et d'Ottawa. Dans ma vision à moi, c'est une excellente option qui mérite d'être étudiée, même si je ne suis pas prêt à dire que c'est une meilleure solution qu'un pont sur l'Île Kettle. Bien sûr, il y a la question du coût et de la baie McLaurin, mais cela sera pris en compte dans l'étude. »

Selon M. MacMillan, le troisième corridor, celui de Lower Duck-boulevard Lorrain, lui apparaît comme l'option « la plus difficile » étant donné qu'elle implique l'expropriation de 80 résidences gatinoises.

L'étude de deux nouvelles options fera monter les coûts de l'étude sur les ponts de 5 millions et retardera le processus de deux ans.

Commentaires (6)
    • Depuis que nous dépensons dans toutes ces études bidon, pourquoi ne pas construire des téléphériques, une vingtaine disons, d'Aylmer à Buckingham, avec un service d'autobus à chaque bout.

    • C'est triste de voir que nos élus se déchirent pendant que le coté ontarien se sert les coudes. A ce rythme jamais nous pourrons arriver a faire valoir nos droits et nos besoins. J'ai pas de problème que l'on fasse plus d'études intelligentes mais pas de détruire l'ancien village de Templeton. Arrêtons le ridicule. Voulons-nous créer un autre King Edward du coté québécois? Le nombre d'une centaine d'expropriations sur Lorrain a été mentionné mais il s'agit sans doute du nombre de propriétés directement affectées par le parcours de la nouvelle route et n'inclue pas le nombre de propriétés dont les habitants seront affectés par le bruit et la pollution que génèrent une circulation intense de poids lourds. Nos élus provinciaux devraient etre clair sur ce point et ne pas inclure Lorrain dans la phase II, point a la ligne. Les approches pour ce nouveau pont éventuel doivent être le plus éloignées possible de toute zone urbaine habitée. Le coté ontarien l'a déjà compris; sommes nous moins intelligeant? D'autre part, beaucoup de concitoyens habitant Lorrain se sont désabusés au cours des années compte tenu de l'état lamentable de la chaussée versus la circulation intense y incluant celle d'un nombre important de poids-lourds. Il ne faudrait pas que certains de nos élus pensent que la destruction de Lorrain est la solution de facilité pour corriger une situation qui dure depuis trop longtemps. Réparer la chaussé correctement et dévier la circulation des poids-lourds sur des chemins plus appropriés ne veut pas dire que l'on doive détruire tout ce qui entoure Lorrain. Les citoyens de Lorrain souhaitent retrouver une meilleure qualité de vie et non un "grand dérangement".

    • Je suis citoyen de Gatineau et je supporte l'avis de Mr McMillan. Il ne faut pas oublier que le futur corridor, suivant l'etude de Roche NCE doit accueillir plus de 1000 camions par jour. Partout dans le monde, les municipalites font sortir les camions du centre ville. C'est ce que voulait faire Mr Greber avec son projet. A l'epoque, le corridor de l'ile Kettle n'etait pratiquement pas habite. Aujourd'hui, les alentours de la Montee Paiement, le quartier Tecumseh, et de l'autre cote de la riviere, ca fait une communaute de plus de 100.000 personnes qui seront touches par les problemes de pollutions atmospheriques, les problemes de sante relies aux particules fines emises par les 18 roues (et +).
      Le corridor de l'aeroport n'est pas habite (le corridor du bvd Lorrain est une ineptie), et il permettrait de relier deux zones industrielles. Il permettrait egalement de faire un pas en avant pour le transport en commun de l'agglomeration.

      Et pour finir, faire un choix avec plusieurs options est tout de meme plus democratique que le faire avec une seule option.

    • Nos élus n'ont pas à se préoccuper d'un quelconque lobby ontarien soit-il puissant ou non. Ils représentent la volonté des riverains québéquois et en tant que tel devrait passer aux actes.

    • voila le cirque recommence les bouffons ne sont pas d.accord avec tout ca la raison il veule payer le ponts en etude bravo les bouffons

    • Les élus québécois n'ont pas à se soucier du puissant lobby ontarien. Jusqu'à preuve du contraire, ce sont les citoyens du côté québécois de la rivière qu'ils doivent défendre et représenter.

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