La première banderole, visible du parlement canadien, souhaite la bienvenue à M. Obama. L'organisme écologiste exige, dans la deuxième banderole, que les dirigeants cessent d'acheter le pétrole extrait des sables bitumineux.
« Ce type de pétrole est la source d'énergie la plus sale au monde, clame Mike Hedema, un organisateur de Greenpeace Canada. Il n'y a pas de place pour l'exploitation des sables bitumineux dans une économie verte. »
Mardi dernier, lors d'une entrevue donnée à CBC, M. Obama a déclaré que le Canada doit travailler à réduire les émissions de gaz à effets de serre provoquées par l'extraction du pétrole des sables bitumineux.
« Le dilemme du Canada, des États-Unis, de la Chine et du monde entier est de trouver comment obtenir l'énergie dont nous avons besoin pour faire croître nos économies sans faire accélérer rapidement les changements climatiques », a dit le président Obama lors de l'entrevue donnée à CBC.
L'organisateur de Greenpeace se dit confiant que la nouvelle administration américaine soit plus encline à se diriger vers les énergies vertes. Selon M. Hedema, les exploitants de sables bitumineux doivent s'inquiéter des signes envoyés par l'administration américaine.
Emplois verts
« Le gouvernement américain veut créer des emplois verts et y investir des milliards de dollars, soutient M. Hedema. Le plus vite le gouvernement canadien pourra créer une économie verte et remettre des gens au travail dans des emplois verts, le mieux le pays se portera. Je souhaite que Stephen Harper saisisse le message des États-Unis. »
Greenpeace s'attend à ce que les questions climatiques et énergétiques occupent une place importante lors de la rencontre d'aujourd'hui entre les deux chefs d'état.
La manifestation a pris fin sans qu'aucune accusation ne soit déposée contre les activistes, a confirmé la police d'Ottawa, hier soir. Les manifestants ont par contre été obligés de retirer leur banderole.











