Khawaja, un informaticien âgé de 29 ans originaire d'Ottawa, avait fourni argent, hébergement et lieux d'entraînement à des extrémistes islamiques britanniques. Il les avait également aidés à s'entraîner dans un camp isolé du Pakistan.
Il avait également été reconnu coupable d'accusations liées à la fabrication d'une télécommande pouvant déclencher des bombes à distance, bien qu'il n'y ait pas eu de preuves suffisantes indiquant que Khawaja savait que cet appareil devait être utilisé pour commettre un attentat à la bombe à Londres.
Pas « vulnérable »
Cette sentence est la toute première prononcée en vertu de la Loi antiterroriste canadienne, adoptée en 2001.
Le juge Douglas Rutherford, de la Cour supérieure de l'Ontario, a affirmé hier que Momin Khawaja avait sa part de responsabilité en aidant le groupe à d'extrémistes. « Ceci n'est pas un cas d'une jeune personne vulnérable qui a été leurré ou trompé afin d'adopter un comportement criminel contre son gré », a affirmé le juge.
Lorsqu'il a lu la condamnation, le juge a également évoqué la tradition canadienne du multiculturalisme et de la tolérance ethnique.
« Punir dans des cas d'activités terroristes devrait clairement démontrer que l'on dénonce les activités qui minent nos valeurs fondamentales. Le Canada ne devrait pas accepter l'exportation du terrorisme de l'intérieur de ses frontières pour tuer ou blesser des personnes innocentes dans d'autres parties du monde », a ajouté le juge Rutherford.
Un message clair
L'avocat de la Couronne, Bill Boutzouvis, a affirmé que la procédure judiciaire démontrait « que l'on répondait de manière juste mais ferme à ceux qui voudraient utiliser la violence contre n'importe qui et n'importe où afin d'atteindre des objectifs politiques ».
Le ministre de la Sécurité publique, Peter Van Loan, a tenu des propos similaires. « Cela envoie un message clair selon lequel le Canada ne tolère pas les activités terroristes », a-t-il dit.
Khawaja avait plaidé non coupable aux accusations. Il a été arrêté en 2004, mais des embûches juridiques avaient retardé le début du procès jusqu'en juin dernier.
La Couronne et la défense évoquent tous deux la possibilité d'aller en appel.












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