L'aide a été annoncée lundi par la ministre de la Coopération internationale, Bev Oda, qui effectuait une visite à Colombo, la capitale. Les nouveaux fonds s'ajoutent à une contribution de 1,5 million $ annoncée par le Canada le 23 février et à une autre de 3,0 millions $ communiquée le 4 février.
Mme Oda a précisé que ces fonds supplémentaires serviront à fournir des denrées alimentaires de base, de l'eau, des abris et des soins médicaux par le biais d'organisations non gouvernementales, telles la Croix-Rouge et Médecins sans frontières.
Cependant, le gouvernement sri-lankais est demeuré vague lorsque Mme Oda s'est interrogée sur ce qu'il adviendra des Tamouls. La ministre a notamment demandé un cessez-le-feu et un accès complet des régions tamoules du pays à des agents internationaux.
«Ils nous ont écoutés poliment. Ils n'étaient pas prêts à réagir à notre requête de cessez-le-feu», a reconnu Mme Oda lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes canadiens, lundi.
Les dirigeants de l'armée sri-lankaise prétendent être sur le point de cerner les insurgés tamouls et s'infiltraient de plus en plus profondément en territoire rebelle, lundi, au moment où des nouvelles indiquaient que des navires avaient pilonné une région où étaient réunis de nombreux civils.
Le gouvernement sri-lankais a également refusé de se commettre lorsque Mme Oda a demandé un plus grand accès aux zones de combats. Elle a dit avoir été informée que la Croix-Rouge et les Nations unies étaient en mesure d'y accéder pour rapatrier les civils les plus menacés.
Mme Oda n'a également obtenu aucun engagement formel à sa demande visant à permettre aux médias internationaux d'entrer dans la zone de conflits. «Ils ont dit qu'il y avait certaines restrictions à l'heure actuelle», a précisé Mme Oda. «Ils ont également reconnu que ça devra se faire éventuellement - dans un avenir rapproché.»
Depuis plus de 20 ans, une guerre civile fait rage au Sri Lanka. Elle oppose le gouvernement majoritaire cinghalais aux Tigres de libération de l'Eelam tamoul. Selon les Nations unies, plus de 160 000 personnes ont été contraintes de quitter la zone de sécurité.










