Assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec

Harper et Charest attendus de pied ferme à Gatineau

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Harper et Charest attendus de pied ferme à Gatineau

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Le maire de Maniwaki et président de l'UMQ, Robert Coulombe - ici au côté du maire de Gatineau Marc Bureau - ignore ce qui coince entre Québec et Ottawa, au point de bloquer l'argent attendu pour les projets municipaux d'infrastructure, mais il tient à leur rappeler qu'il ne reste « pas beaucoup de temps » pour réaliser lesdits projets.

Michel Lafleur, LeDroit

Patrick Duquette
Le Droit

Les maires des villes québécoises profiteront du passage de deux premiers ministres à Gatineau, aujourd'hui, pour revendiquer plus d'argent pour leurs infrastructures.

Le premier ministre québécois Jean Charest ouvrira ce matin les assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) au centre des congrès du Hilton Lac-Leamy.

En après-midi, ce sera au tour du premier ministre canadien Stephen Harper de rencontrer les quelque 1000 maires, conseillers et fonctionnaires municipaux réunis pour ces 88e assises annuelles.

Rapibus

Le maire de Gatineau, Marc Bureau, compte en profiter pour interpeller le premier ministre Jean Charest sur le Rapibus. Annoncé en grande pompe par M. Charest lui-même en 2007, le projet de voie rapide pour les autobus est plombé par des dépassements de coûts de 38,5 millions.

« J'ai bien l'intention de l'interpeller sur cette question. C'est un projet qu'il a vraiment appuyé et qui coûte très peu cher par rapport à ce qu'il rapportera », a dit M. Bureau, qui demande à Québec d'éponger une partie des coûts supplémentaires.

La question des infrastructures municipales sera au coeur des discussions de la rencontre, puisque les Villes attendent toujours l'argent promis dans le cadre du programme d'infrastructures Chantiers Canada.

« Nous allons interpeller les deux premiers ministres pour que l'argent promis descende le plus rapidement possible jusque dans les municipalités », a dit le maire de Maniwaki et président de l'UMQ, Robert Coulombe.

Une entente sur les projets d'infrastructures a pourtant été signée, l'automne dernier, entre Ottawa et Québec. Les municipalités comme Gatineau ont déjà établi leur liste d'épicerie. Dans la plupart des cas, les projets sont prêts à démarrer et les conseils municipaux piaffent d'impatience.

M. Coulombe ignore ce qui achoppe entre les deux paliers de gouvernement. Et normalement, les municipalités ne voudraient pas s'en mêler.

Le temps est compté

« Quand on pèse sur le bouton de la photocopieuse, on ne veut pas savoir ce qui se passe dans la machine, on veut seulement obtenir notre copie au bout de la ligne [...] Mais là, la situation est urgente », a-t-il dit.

Le programme prévoit qu'une bonne partie des fonds doit être dépensée avant le 31 mars 2011. « Il nous reste 22 mois et, si on soustrait les mois d'hiver, ça ne laisse pas beaucoup de temps pour construire », fait remarquer M. Coulombe.

Les municipalités négocieront aussi, durant les assises, la deuxième phase des versements de la taxe fédérale sur l'essence. Pour Gatineau, cette entente représente actuellement 15 millions $ par année et permet de financer la réfection des usines d'eau potable. Aucune entente n'a été signée pour les versements durant la période 2010-2014.

AMO

L'UMQ a aussi annoncé hier la signature d'un « protocole de collaboration » avec son homologue de la province voisine, l'Association des municipalités de l'Ontario.

Les deux associations ont décidé de se réunir deux fois par année, afin de travailler sur des enjeux communs comme la gestion des matières résiduelles. Un comité technique a déjà été mis sur pied.

Le maire Coulombe souhaite s'inspirer du modèle ontarien pour obtenir du gouvernement Charest que les villes québécoises soient compensées à 100 %, dès 2010, par les producteurs de contenants et d'emballages selon un principe de « pollueur-payeur ». Pour le moment, les villes québécoises sont forcées de recycler à leurs frais certaines matières. Pour obtenir compensation, elles doivent entreprendre des négociations souvent « irritantes » avec le gouvernement provincial ou encore augmenter l'impôt foncier, une méthode qui ne leur plaît guère.

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