Devant une salle comble de maires, conseillers et fonctionnaires municipaux - qui prient Québec et Ottawa d'accélérer les dépenses en infrastructures - le premier ministre Harper a reconnu que le temps presse.
« Notre économie a besoin de ces investissements majeurs tout de suite, dit-il. On ne doit pas laisser la bureaucratie administrative ou des chicanes de compétences retarder ces investissements. »
À l'instar de son homologue provincial Jean Charest, qui a ouvert les assises annuelles de l'UMQ en matinée, Stephen Harper a confirmé la reconduction de l'entente Québec-Canada sur le transfert d'une partie de la taxe sur l'essence. Il a surtout décliné un à un les fonds d'infrastructures mis de l'avant par son gouvernement pour stimuler la reprise économique.
« L'argent doit être dépensé rapidement, sinon, il sera perdu, a-t-il martelé. Ces milliards de dollars ne seront pas disponibles pour toujours. Les dépenses pour stimuler l'économie prévues dans notre plan d'action s'arrêteront à la fin de la récession. La raison est simple : nos déficits seront importants, mais temporaires. »
Accompagné de ses ministres John Baird et Denis Lebel, M. Harper a participé à une table ronde à huis clos avec les dirigeants de l'UMQ.












