A la veille d'un vote à la Chambre des communes sur un projet de loi du Bloc ordonnant le respect de la loi 101 dans les entreprises fédérales, le leader parlementaire du Bloc québécois, Pierre Paquette, a appelé, mardi, Michael Ignatieff à se prononcer une fois pour toute sur la nation québécoise.
Puisque des banques, des aéroports ou même Poste Canada ne sont pas assujettis à la loi 101, leurs employés peuvent se faire imposer des réunions en anglais, par exemple, a expliqué M. Paquette. Le Bloc avait déposé une première fois un projet de loi similaire en 2007.
L'initiative des bloquistes avait alors reçu l'appui du Nouveau Parti démocratique, ce qui explique qu'ils s'attaquent cette fois-ci uniquement aux libéraux. Les conservateurs ont de leur côté depuis longtemps laissé savoir leur position sur la nation québécoise, a justifié le député.
A l'instar des conservateurs qui puisent allégrement dans les déclarations passées du chef libéral pour y trouver des munitions, le Bloc québécois a donc sorti des tablettes deux citations, datant de 1995 et de 2006, dans lesquelles M. Ignatieff semble se montrer peu enclin à faire des concessions pour le Québec.
Mis en contexte, les écrits du chef libéral sont toutefois moins cinglants que le laissent transparaître les prospectus distribués par le Bloc aux journalistes.










