Le ministre Lawrence Cannon défend son bilan

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Lawrence Cannon

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Lawrence Cannon maintien que la décision d'exiger des visas aux voyageurs tchèques et mexicains est la bonne, considérant la situation. Le taux remarquablement élevé de demandes de statut de réfugié a forcé le Canada et les États-Unis d'agir de la sorte, poussant le Mexique à en faire de même pour les diplomates et officiels canadiens.

PATRICK WOODBURY, LeDroit

Patrice Gaudreault
Le Droit

Alors que des élections fédérales pointent à l'horizon, le ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon ne craint pas de défendre son bilan, tant sur la scène internationale que régionale.

« En trois ans et demi, dit-il, trouvez-moi quelqu'un ou un gouvernement qui en a fait plus pour l'Outaouais québécois. »

En rencontre éditoriale avec LeDroit, hier matin, le ministre responsable de l'Outaouais a sans surprise parlé de la relance de l'économie comme étant « la priorité des priorités ».

Pour stimuler l'activité économique de la région, Lawrence Cannon a cité en exemple les investissements fédéraux aux ponts Alexandra et des Chaudières, la modernisation des deux édifices de Bibliothèque et Archives Canada, l'extension du réseau sans fil dans le Pontiac, avec l'ajout d'une quarantaine de tours, les futurs travaux à l'autoroute 5, ainsi que la construction de deux tours à bureaux à Gatineau, un projet qui refait surface après deux ans de surplace. « Pas moins de 80 % de nos investissements en infrastructures sont déjà là », assure-t-il.

À ce chapitre, il estime qu'aucun autre gouvernement n'a été « aussi complice » des actions du gouvernement du Québec dans les dernières années. « Depuis que je représente à la fois la circonscription de Pontiac et la région de l'Outaouais, il n'y a pas un seul projet qui m'a été présenté par le gouvernement du Québec auquel nous ne nous sommes pas ralliés. Tous les projets, sans exception, on fait l'objet d'une participation financière du gouvernement du Canada. »

États-Unis

Le ministre Cannon a évoqué la relation privilégiée que le Canada entretient avec les États-Unis, qui représente une valeur commerciale quotidienne de 1,5 milliard de dollars. Au terme d'une demi-douzaine de rencontres avec son homologue américaine Hillary Clinton, il estime que les rapports sont au beau fixe. « Contrairement à ce que tout le monde disait au début, soit que M. Harper a une idéologie différente de M. Obama, force est de constater que ce sont là deux politiciens extrêmement pratiques, des gens pragmatiques, tous deux pères d'une jeune famille, qui entrevoient la gouvernance et la politique en trouvant des solutions pratiques. »

Sur la question de la mission en Afghanistan, Lawrence Cannon se fait catégorique : pas question d'aller au-delà de 2011, moment où les troupes canadiennes auront rempli leurs engagements « au-delà des attentes ». Il affirme que le rôle du Canada sur la scène internationale a évolué, mais que son influence n'a pas diminué. « Je suis étonné à quel point on obtient le respect de tous les pays pour ce qu'on fait en Afghanistan. Peu importe le pays où je me rends, on me souligne constamment le rôle que le Canada joue là-bas. Nous sommes reconnus comme des Peace Builders. »

Le dossier de l'Arctique a aussi retenu l'attention. Le Canada travaillera d'ici 2013 à cartographier le plateau continental, qui fait présentement l'objet de contestations. « Beaucoup de personnes ont dit que la chicane est prise avec la Russie. Au contraire. Nous avons convenu avec la Russie que nous allions respecter la Convention des Nations unis sur le droit de la mer et c'est ce que nous faisons », affirme M. Cannon.

Élections automnales ?

Appelé à jongler avec plusieurs dossiers, de l'Iran à la Corée du Nord, en passant bien entendu par ceux de sa circonscription de Pontiac, Lawrence Cannon assure qu'il sera prêt pour les prochaines élections. Délesté de ses fonctions de lieutenant politique au Québec - « Dieu merci, parce que je ne saurais pas où trouver le temps ! » - il entend conseiller son collègue Christian Paradis quant aux candidats qui pourraient réaliser une seconde percée conservatrice en Outaouais.

La circonscription de Pontiac a été durement touchée par la crise forestière et le gouvernement fédéral a été maintes fois critiqué. Le ministre Cannon souligne les 17,6 millions annoncés au début du mois par Québec et Ottawa pour des travaux sylvicoles en Outaouais. « C'est majeur pour la stabilité de l'économie et de l'emploi dans la région », dit-il.

Il a récemment rencontré le président et chef de la direction de Papiers Fraser, Peter Gordon, afin de discuter de la relance de l'usine de Thurso. Le gouvernement fédéral a aussi débloqué une aide d'un milliard aux papetières, dans le dossier de la liqueur noire, considérée comme une source d'énergie verte par les États-Unis.

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