C'est l'assurance qu'a donnée hier le ministre responsable de l'Outaouais, Lawrence Cannon, en rencontre éditoriale avec LeDroit. Le projet de loi présenté au début juin propose un train de mesures pour rendre la Commission de la capitale nationale (CCN) plus moderne et transparente. S'appuyant essentiellement sur les recommandations du panel indépendant présidé par le professeur Gilles Paquet de l'Université d'Ottawa, il protège davantage le parc de la Gatineau, sans pour autant en faire un parc national.
« On a écarté cette hypothèse », explique le ministre Cannon, soulignant qu'une telle désignation se serait traduite par une expropriation massive. « Ce n'est pas la voie à suivre. On a l'avantage d'avoir 100 à 150 personnes, des résidants qui deviennent littéralement les gardiens écologiques du territoire. Ces gens-là n'ont aucun intérêt à défaire leur milieu, mais tout intérêt à le préserver. »
La CCN, un outil essentiel
Le budget annuel de la CCN a déjà été augmenté de 15 millions de dollars et le cabinet fédéral a approuvé l'acquisition de propriétés privées dans le parc de la Gatineau. Selon M. Cannon, la CCN s'avère un outil essentiel « pour équilibrer l'Outaouais québécois et ontarien ». Hier, il a dit espérer que la société d'État soit « davantage impliquée dans le transport en commun dans la région ».
À titre de ministre responsable de la CCN, M. Cannon a déjà commencé à discuter avec ses collègues de l'opposition, de manière à ce que son projet de loi « puisse traverser les partis politiques ».
« Je ne sens pas qu'il s'agit d'un dossier partisan, dit-il. Le projet de loi va survivre à la prochaine élection. Dans mon cas, je peux vous assurer que c'est un projet qui sera rapidement réintroduit si jamais il y avait prorogation ou dissolution de la Chambre. »











