Pendant deux jours, les futurs candidats et directeurs de campagne - qui pourraient se retrouver sur la ligne de front dès l'automne - sont initiés à l'art de la joute électorale. Selon le site Internet du parti, « il est important que les candidats et leurs équipes de campagne reçoivent une formation à jour afin d'assurer que tout le monde est prêt à mener une campagne efficace ».
La majorité des délégués sont arrivés dans la capitale dimanche soir, pour une réception d'ouverture. Tout au long de la journée d'hier, qui s'est étalée de 7 h 30 à 21 h, les candidats en devenir ont participé à une série de présentations et d'ateliers.
Au menu : l'ABC du candidat, le contact avec les électeurs et la campagne de financement, sans oublier la « formation médias ». Aujourd'hui, l'apprentissage portera notamment sur les relations communautaires, les envois directs et les stratégies à adopter pour « faire sortir le vote ».
En plus d'être membres en règle du parti, les participants à la « formation nationale » doivent acquitter des frais d'inscription de 299 $. Peu d'informations ont filtré de l'événement, tenu loin du regard au deuxième étage de l'hôtel Marriott, au centre-ville d'Ottawa.
Candidatures dans la région
Sur place, LeDroit s'est d'ailleurs gentiment fait indiquer qu'il s'agissait d'un « événement fermé ». Le bureau national du PCC n'a pas donné suite aux demandes d'entrevue.
Dans la région de la capitale, les candidatures des députés conservateurs Lawrence Cannon (Pontiac), John Baird (Ottawa-Ouest-Nepean), Royal Galipeau (Ottawa-Orléans), Pierre Poilievre (Nepean-Carleton) et Pierre Lemieux (Glengarry-Prescott-Russell) ont toutes été reconduites en prévision de la prochaine élection.
Les circonscriptions d'Ottawa-Sud, Ottawa-Centre et Ottawa-Vanier n'ont toujours pas de candidat conservateur. Même scénario sur la rive québécoise, dans Gatineau et Hull-Aylmer.
Le président de l'Association conservatrice d'Ottawa-Sud, Glenn Cheriton, rappelle que c'est à la direction nationale du parti de fixer une date pour l'assemblée d'investiture. « On attend toujours le feu vert, dit-il. On espérait que ce soit fait en juin, mais les choses changent rapidement en politique. Des candidats ont exprimé leur intérêt pour l'investiture, mais ils n'ont pas encore rempli tous les documents. D'ici là, leur identité ne peut être divulguée. »
Les membres du caucus conservateur se rencontreront en milieu de semaine sur la colline parlementaire. Cette retraite estivale doit permettre de discuter de la stratégie du gouvernement en prévision de la session d'automne, qui doit débuter le 21 septembre.










