Forme de pollution atmosphérique qui est constituée de nombreux polluants dont les deux principaux éléments sont l'ozone au niveau du sol (O3) et les particules (PM), le smog apparaît souvent comme une brume jaunâtre ou brunâtre au-dessus des villes et il a comme effet de limiter la vision dans l'atmosphère. Il se déplace au gré des vents et peut toucher les zones urbaines et rurales. Il peut être présent pendant toute l'année mais il n'est pas toujours visible puisqu'il s'agit d'un mélange de polluants atmosphériques dont des gaz et des particules qui ne peuvent être détectées à l'oeil nu. Il est davantage présent durant les périodes de temps chaud et ensoleillé entre mai et septembre quand la haute atmosphère est chaude. Une période de smog peut durer de quelques heures à une semaine. Son intensité dépend de certaines conditions météorologiques, de l'heure du jour, de la saison et de la distance par rapport aux sources de polluants.
Origines diverses
Le ministère de l'Environnement de l'Ontario (MEO) rappelle que les causes du smog sont nombreuses et qu'elles proviennent de sources industrielles comme les centrales au charbon et électriques, le domaine de la construction, les usines, les pesticides, les mines et l'industrie des pâtes et papiers. Mais les habitudes de vie peuvent aussi contribuer à la formation de smog comme l'utilisation des voitures, l'emploi de tondeuses et de souffleuses à essence, la combustion de bois et des foyers et la consommation d'électricité.
« La plupart des problèmes de smog de l'Ontario résultent d'une combinaison d'émissions et de polluants locaux transportés par le vent en provenance des sources de pollution des États-Unis. Plus de la moitié de notre problème de smog découle des activités exercées au sud de la frontière », explique le MEO sur son site Internet.
Source de problèmes
Le smog peut causer des problèmes de santé chez les enfants asthmatiques, les personnes âgées et celles souffrant de maladies respiratoires ou cardiaques. Il peut aggraver les problèmes de coeur, de bronchite, l'asthme et les problèmes liés aux poumons. Il est nocif car il réduit la fonction pulmonaire chez toutes les personnes, même chez celles qui sont en bonne santé. Il n'existe pas de niveau sécuritaire de smog.
L'ozone au niveau du sol nuit surtout aux personnes âgées, aux enfants et à ceux qui ont des problèmes aux poumons et au coeur. Il peut aggraver les problèmes de coeur, l'emphysème, la bronchite, et l'asthme. Il peut également irriter les voies respiratoires et réduire la capacité utile des poumons tout en irritant les yeux et le nez. Le smog assèche les membranes protectrices du nez et de la gorge et réduit l'aptitude du corps à combattre l'infection.
Quant aux particules, plus elles sont petites et plus elles peuvent être inhalées en profondeur. Habituellement, les grosses particules se déposent dans le nez et la bouche mais les fines particules peuvent se loger dans les poumons. Elles abaissent la capacité des poumons et aggravent les symptômes respiratoires.
Santé Canada estime que la pollution atmosphérique cause 5900 décès prématurés par année dans les grandes villes du pays.
L'indice de qualité de l'air IQA évalue le degré de pureté de l'air et est émis par le ministère de l'Environnement de l'Ontario. Il permet de déterminer la quantité des différents polluants dans l'atmosphère. L'échelle de l'IQA va de 0 à 100. Plus les valeurs sont élevées, plus les risques de smog sont grands. Si les spécialistes s'attendent à ce que l'IQA dépasse 50 au cours des 24 prochaines heures, ils émettent une alerte ou un avis au smog. Au Québec, le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs a aussi son indice de la qualité de l'air IQA qui peut être bon (25 ou moins), acceptable (de 26 à 50) ou mauvais (51 et plus). Hier après-midi, l'IQA était de 43 pour Gatineau, pour le secteur Hull et pour la région de la Haute-Gatineau. La qualité de l'air devrait être bonne aujourd'hui selon Environnement Canada. Hier, l'avertissement de smog était en vigueur à Gatineau jusqu'en soirée
Dans son rapport annuel, la Direction de la santé publique en Outaouais souligne que la qualité de l'air est généralement bonne dans la région puisqu'il y a relativement peu d'industries. Les principaux contaminants sont le monoxyde de carbone (CO), le dioxyde d'azote (NO2), les particules fines en suspension dans l'air, le dioxyde de soufre (SO2) et les composants organiques volatils (COV). Le transport entre Gatineau et Ottawa est le facteur principal qui nuit à la qualité de l'air et qui contribue le plus à la formation de smog à cause de la forte proportion d'automobiles. En plus des gaz d'échappement des véhicules, la pollution atmosphérique est attribuable à la mauvaise combustion du bois de chauffage et à l'industrie des pâtes et papiers le long de la rivière des Outaouais. Dans la région, 18 industries doivent déclarer leur rejet dans l'atmosphère et 11 d'entre elles se situent dans la zone urbaine de Gatineau.
Entre 2004 et 2008, la Ville de Gatineau a connu 58 jours de mauvaise qualité de l'air due principalement aux particules fines ou à l'ozone, dont 39 jours de smog. Ces données sont toutefois incomplètes puisqu'il n'y a pas de surveillance de la qualité de l'air dans les petites agglomérations industrielles de Portage-du-Fort, Thurso et le secteur de Buckingham.











