Même s'il a reconnu qu'il y avait des problèmes quant au processus de versement des contributions, M. Moore a souligné, jeudi, qu'il s'agissait de sa première occasion de corriger le tir, puisqu'il dirige le ministère depuis peu.
«Il y a des problèmes, mais ce n'est pas une crise dans toutes les régions du Canada (...) Nous faisons des changements. C'est ma première occasion, pour moi comme ministre, de faire des changements pour l'année prochaine. La situation va être clairement (sic) améliorée pour les gens sur le terrain», a certifié le ministre Moore aux députés réunis en comité.
Les responsables de programmes qui souhaitent bénéficier d'un financement du ministère du Patrimoine canadien de 50 000 $ ou moins pourront, dans un premier lieu, avoir recours à une subvention plutôt qu'à une contribution.
Cette dernière forme de financement requiert davantage d'exigences administratives. Jusqu'à présent, les organismes ne pouvaient toucher une subvention que lorsqu'ils réclamaient en-deçà de 30 000 $.
Le ministre s'est également engagé à ce que les organismes puissent continuer de profiter du quart de leur financement gouvernemental dès le 1er avril, expliquant du même souffle que l'argent serait ainsi versé dans leurs poches plus rapidement.
Le ministère du Patrimoine tente enfin de pouvoir assurer un financement pluriannuel aux organismes, pour leur offrir davantage de stabilité au fil des mois, alors que plusieurs se plaignaient de l'incertitude qui planait par moments quant à leurs revenus.
«Cela va corriger la grande majorité des programmes, nous en sommes confiants. Mais il y aura toujours des occasions d'améliorer la situation encore à l'avenir. Mais on a écouté des préoccupations, on a cherché la meilleure manière de régler les problèmes et voilà les trois manières de régler qui sont les plus responsables», a affirmé le ministre, à sa sortie du comité.
La Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada (FCFA) a pour sa part salué les efforts de M. Moore dans le dossier, indiquant y reconnaître «une réelle volonté du ministre de régler le problème». Mais il reste du chemin à faire, a soutenu la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny, dans un communiqué diffusé jeudi.
«Les idées qui ont été présentées ce matin (jeudi) comme des pistes de solution sont nettement insuffisantes: certaines d'entre elles sont des mesures qui sont déjà en place, et pourtant nous n'avons pas vu un impact significatif sur les délais vécus par les organismes cette année. Il faut aller beaucoup plus loin, et nous voulons faire partie de la solution», a fait valoir Mme Kenny.











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