Enseignement de la langue seconde

Plus d'aide aux universités, plaide le commissaire Fraser

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Paul Gaboury
Le Droit

Le gouvernement fédéral devrait aider financièrement les universités à offrir davantage d'occasions d'apprentissage pour permettre à leurs étudiants de parfaire leur connaissance du français et de l'anglais.

C'est ce que recommande le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, dans une étude qu'il vient de déposer sur L'apprentissage en langue seconde dans les universités canadiennes.

Le bureau de M. Fraser s'est penché sur la situation dans 84 universités et constate d'importantes lacunes qui empêchent les étudiants de parfaire leurs compétences en langue seconde pendant qu'ils poursuivent leurs études supérieures et se préparent à intégrer le marché du travail.

Dans le cadre de cette étude, le bureau du commissaire a préparé une carte interactive sur son site Web qui permet d'identifier les universités qui offrent des programmes et des programmes intensifs de langue.

On y constate ainsi que certaines universités offrent des cours de langue seconde, mais que les occasions d'apprentissage en langue seconde sont nettement insuffisantes.

Des actions souhaitées

Le commissaire Fraser implore donc les gouvernements et les universités à agir de concert pour remédier à la situation. Il croit aussi que la possibilité d'acquérir des compétences en langue seconde et de perfectionner celles-ci doivent être offertes au-delà des niveaux primaire et secondaire.

Si l'accès aux possibilités d'apprentissage régulier de la langue seconde est généralement bon, seule une poignée d'universités offrent des cours propres à un domaine et enseignés dans la langue seconde ou des cours de langue seconde adaptés à différentes disciplines.

Le commissaire constate aussi qu'il y a peu de collaborations entre les universités francophones et anglophones sur des programmes d'échanges, alors que les politiques et les exigences universitaires relatives à la connaissance des deux langues officielles sont « minimales ou inexistantes ».

Même s'il se dit heureux de constater que les gouvernements, par le biais du Conseil des ministres de l'Éducation du Canada, ont ajouté des cibles de rendement dans les protocoles d'entente, il faut investir davantage de fonds pour assurer la réussite d'une telle initiative.

« Je demande au ministre du Patrimoine canadien et des langues officielles de convoquer les représentants des universités, des organisations à caractère lucratif et des gouvernements et spécialistes de l'apprentissage des langues, afin de discuter des moyens d'améliorer les possibilités d'apprentissage en langue seconde dans les universités afin de garantir que les jeunes puissent tirer pleinement profit de la dualité linguistique de notre pays », a fait savoir le commissaire Fraser.

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