En cas de pandémie ou d'attaques terroristes

Ottawa n'a pas encore de plan coordonné d'urgence

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Grippe A (H1N1)

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La vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser ... (La Presse Canadienne, Sean Kilpatrick)

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La vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser

La Presse Canadienne, Sean Kilpatrick

Paul Gaboury
Le Droit

Au moment où le pays est frappé par une pandémie planétaire de la grippe H1N1, Ottawa n'a toujours pas de plan coordonné d'intervention d'urgence pour y faire face, pas plus qu'à une importante catastrophe naturelle ou à des attentats terroristes, déplore la vérificatrice générale Sheila Fraser dans son dernier rapport déposé hier au Parlement.

La vérificatrice Fraser soutient que l'organisme fédéral chargé de coordonner les activités fédérales de gestion des urgences, Sécurité publique Canada, n'a pas exercé le leadership requis pour coordonner les activités liées à la gestion des urgences notamment parce que le gouvernement fédéral n'a pas encore appuyé complètement son plan d'intervention d'urgence. « Tant que le Plan n'aura pas l'appui complet du gouvernement, certains aspects de l'intervention fédérale continueront d'être gérés par certains ministères, et il sera difficile pour Sécurité publique Canada d'exercer pleinement son rôle » souligne la vérificatrice générale.

La vérification a ainsi permis de constater que Sécurité publique Canada n'était pas en mesure de faire face à des situations d'urgence comme des attaques terroristes, des grands feux, ou d'autres catastrophes naturelles parce que l'organisme n'était pas en mesure de coordonner les interventions des nombreux ministères qui doivent être impliqués dans le cadre d'une approche fédérale globale pour gérer les urgences. « L'intervention du fédéral devient nécessaire quand une urgence dépasse les capacités des autres intervenants. De telles urgences sont peu probables, mais quand elles se produisent, leurs conséquences peuvent être très lourdes », rappelle la vérificatrice.

Dans ce rapport, elle constate aussi que Sécurité publique Canada ne savait toujours pas au moment de sa vérification quelles étaient les infrastructures essentielles à protéger au Canada. À tout cela, des obstacles entravent la mise en place d'une capacité d'intervention coordonnée qui ne dépendent pas de l'institution fédérale, notamment au niveau des équipements de communications essentiels en cas d'urgence.

« Nous avons remarqué que les premiers intervenants ont une capacité limitée de communiquer et de travailler ensemble en cas d'urgence [...] parce que leur équipement de communication par la voix n'est pas toujours compatible » note la Vérificatrice.

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