Entre-temps, le leader contesté compte demander une enquête policière sur le financement du parti.
Dans une courte déclaration lue en point de presse mardi, le chef de l'ADQ a plaidé pour la tenue d'une nouvelle course au leadership et signifié son intention de rester à la barre d'ici l'élection du prochain leader.
«Je reste chef jusqu'à ce que le parti nomme un nouveau chef au suffrage universel des membres, tel que le prévoit notre constitution», a dit M. Taillon, qui a refusé de répondre aux questions des reporters.
Dans une conférence de presse subséquente, le député adéquiste François Bonnardel a précisé que M. Taillon ne sera pas candidat à sa propre succession.
M. Taillon a de plus lancé une bombe, affirmant avoir découvert des «aspects troublants» dans «la gestion du financement du parti» depuis 2003. Il entend demander à la police de faire enquête.
«J'ai l'intention de pousser plus avant mon analyse et probablement demander une rencontre avec les autorités de la Sûreté du Québec», a souligné M. Taillon, qui s'est éclipsé sans étayer davantage ses allégations.
Manifestement, le chef n'est pas parvenu à rallier le minuscule caucus adéquiste lors de sa rencontre privée avec les députés en matinée.
Elu par une majorité d'une seule voix il y a à peine trois semaines, M. Taillon n'a pas été en mesure de maintenir à flot la barque de l'ADQ.
Au contraire, il a perdu le tiers de ses députés vendredi dernier lorsque Marc Picard et Eric Caire ont claqué la porte, incapables de travailler à ses côtés.
Comme si cela ne suffisait pas, le président du parti, Mario Charpentier, a dû remettre sa démission lundi pour avoir violé son devoir de réserve en finançant en sous-main la campagne de M. Taillon.
Mario Charpentier a été victime «des chicanes incessantes des derniers jours», a déploré M. Taillon, faisant allusion aux départs fracassants des députés Caire et Picard.
De son côté, M. Caire a exclu toute possibilité de retour dans le giron adéquiste, peu importe la suite des événements.
Il a fait savoir qu'il ne sera pas candidat à nouveau lors de la prochaine course à la direction de l'ADQ.
«Je ne sais comment le parti peut s'en sortir avec une deuxième course. La première a presque été fatale», a-t-il illustré, accusant M. Taillon d'avoir causé «un tort irréparable» à l'ADQ.











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